Eh bien parlons en de la pénibilité au travail.
Pour eux, il n’y a pas de métiers pénibles mais des salariés qui s’usent plus que d’autres du fait de leurs conditions de travail. Le dispositif prévoit des départs anticipés pour les seuls salariés déclarés en incapacité de plus de 20 % lors d’une visite médicale. C’est comparable à la visite technique pour les véhicules automobiles. Si la visite est bonne, vous continuez à rouler ou vous restez au boulot ; si la visite n’est pas bonne, c’est la casse pour la voiture et c’est bientôt l’avis de décès pour celui qui travaille.
Alors de qui se moque-t-on ? Le gouvernement reprend, là encore, la position du Medef rejetée par tous les syndicats dans les négociations qui ont échouées après 3 ans de tergiversations.
Dans ceux qui prétendent nous donner des leçons de justice sociale, il n’y en n’a pas beaucoup qui savent ce que veut dire le travail de nuit, le travail à la chaîne ou aux intempéries., l’exposition aux produits toxiques.
Pour nous, les choses sont claires : tous les salariés n’ont pas la même espérance de vie. Ceux qui exercent des métiers pénibles ont une espérance de vie de 7 ans inférieure aux autres. Cela justifie pleinement un départ anticipé avant 60 ans dans ces cas là.
Au motif d’une amélioration de la prise en compte des congés maternité.
Mais cette mesure porterait ses effets vers 2040 et n’aurait donc aucun effet sur la retraite des femmes ayant déjà un enfant.
En 2007, seulement 44 % des femmes ont une retraite complète contre 86 % des hommes. L’allongement de la durée de cotisation, décidé en 2003, aggrave ces écarts. Il pénalise toutes celles qui ont eu des carrières discontinues, des précarités ou des aléas de la vie. Aujourd’hui les femmes partent plus tard que les hommes pour éviter notamment la pénalité de la décote. Le fait de repousser à 67 ans l’âge de départ à la retraite sans décote est d’autant plus scandaleux pour elles !
Le montant moyen des pensions des femmes représente 67 %de celui des hommes. Dans ces conditions, prétendre « améliorer la retraite des femmes » par la seule prise en compte des indemnités du congé maternité est une imposture. Une loi de 2006 prévoit la suppression des écarts de rémunérations au plus tard le 31 décembre 2010. Les derniers chiffres attestent que cette mesure n’a pas connu le moindre début d’application.
On l’a déjà entendu celle là ! Le gouvernement n’en est pas convaincu lui-même. Il prévoit dans son propre texte une autre réforme en 2018. Cela sous entend qu’à ce moment là, ce sera peut être pour instaurer la retraite à 65 ans et 70 ans pour le taux plein !
Certains députés se demandent d’ailleurs pourquoi attendre et ne pas franchir ce pas décisif dès maintenant !
Le gouvernement fait une réforme pour les jeunes mais il n’a entendu aucune organisation de jeunes. En fait, ce n’est pas tout à fait vrai, il a reçu une délégation des jeunes de l’UMP !
alors que le recul de 2 ans du départ en retraite boucherait de fait 1 million d’emplois aux jeunes qui cherchent du travail.
« Excuse moi mon fils, tu dois rester 2 ans de plus au chômage, papa doit rester 2 ans de plus au boulot » serait le cri du cœur de tous les pères de famille !

Ce qui se passe autour d’EDF et du projet de loi NOME est proprement hallucinant !
EDF, sur injonction de la Commission européenne et avec l’aval du gouvernement, devrait céder 25% de sa production d’énergie nucléaire à ses concurrents qui n’ont jamais investi dans les infrastructures ! Tout cela pour qu’il y ait enfin de la concurrence…
En somme, ce qui a été construit par le paiement de l’électricité par les usagers va servir à ce que l’électricité chez l’abonné soit plus chère et à ce que les actionnaires des concurrents d’EDF puissent s’en mettre plein les poches !!!
La crise était au coeur du débat du forum social à la fête de l’Humanité, samedi 14 septembre 2009, qui a réuni un dirigeant syndical, un grand patron de la métallurgie et celui de la BPCE. État de la crise, droits des salariés, finance, la confrontation d’idées était au rendez-vous.
Interrogés par Pierre Ivorra, de l’Humanité, Frédéric Saint-Geours, président de l’Union des industries et des métiers de la métallurgie (UIMM), Jean-Christophe Le Duigou, secrétaire confédéral de la CGT, spécialiste des questions économiques, et François Pérol, PDG de la nouvelle banque BPCE - fusion des Banques populaires et des Caisses d’épargne - ont débattu « Pour sortir de la crise, développer et financer une industrie durable ».
L’ensemble des syndicats français, CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires et Unsa, ont élaboré une plateforme revendicative pour la journée de grèves et de manifestations du 29 janvier.
Interview de Maryse Dumas, secrétaire confédérale de la CGT