Les cadres et assimilés cotisent sur leur salaire brut, au régime Arrco (le régime complémentaire de tous les salariés du privé) jusqu’au plafond de la sécurité sociale (PSS= 34 620 €/an en 2010) et au régime Agirc sur la partie de leur salaire comprise entre une et huit fois ce plafond.
Les lois Balladur de 1993 et Fillon de 2003, complétées par les accords AGIRC et ARRCO de 1993, 1994, 1996 et 2003 ont réduit de manière drastique le taux de remplacement du salaire par cette retraite.
Pour les salariés nés en 1934 ce taux de remplacement s’est élevé à 83 % en moyenne : Cnav 49 % + Arrco 26 % + Agirc 8 % (source DREES).
La CGT des Cadres et Techniciens (UGICT-CGT) a calculé que, pour un cadre ayant commencé à travailler à 22 ans, avec un salaire de fin de carrière de 4000€ bruts / mois, aurait touché dès 60 ans une retraite de 3000€, avant ces réformes (soit 74%).
Aujourd’hui, après ces réformes, s’il part à 60 ans, il ne touche plus que 1400€ de retraite (35%) ; s’il retarde son départ de 4 ans, il atteint péniblement 1800€ (46%).
Si vous comptez compenser cette perte de 30% par la capitalisation, préparez-vous à mettre 3 mois de salaire de côté par an, pendant 30 ans… et placez votre argent sur des placements plus sûrs que les fonds de pension américains…
C’est pourquoi, pour assurer une retraite de qualité, la CGT propose, pour l’ensemble des salariés, du privé comme du public, un taux de remplacement du salaire, toutes primes comprises (intéressement, participation et primes versées dans le secteur public), par la pension de retraite d’au moins 75 %.
C’était possible en 1946 dans un pays dévasté par la guerre, pourquoi ne le serait-ce pas aujourd’hui ? Le financement des retraites, c’est clairement un problème de répartition des richesses entre le profit et les salaires…
En savoir plus sur les retraites et les propositions de financement de la CGT : lire le diaporama commenté de l’UGICT-CGT.
Eh bien parlons en de la pénibilité au travail.
Pour eux, il n’y a pas de métiers pénibles mais des salariés qui s’usent plus que d’autres du fait de leurs conditions de travail. Le dispositif prévoit des départs anticipés pour les seuls salariés déclarés en incapacité de plus de 20 % lors d’une visite médicale. C’est comparable à la visite technique pour les véhicules automobiles. Si la visite est bonne, vous continuez à rouler ou vous restez au boulot ; si la visite n’est pas bonne, c’est la casse pour la voiture et c’est bientôt l’avis de décès pour celui qui travaille.
Alors de qui se moque-t-on ? Le gouvernement reprend, là encore, la position du Medef rejetée par tous les syndicats dans les négociations qui ont échouées après 3 ans de tergiversations.
Dans ceux qui prétendent nous donner des leçons de justice sociale, il n’y en n’a pas beaucoup qui savent ce que veut dire le travail de nuit, le travail à la chaîne ou aux intempéries., l’exposition aux produits toxiques.
Pour nous, les choses sont claires : tous les salariés n’ont pas la même espérance de vie. Ceux qui exercent des métiers pénibles ont une espérance de vie de 7 ans inférieure aux autres. Cela justifie pleinement un départ anticipé avant 60 ans dans ces cas là.
Au motif d’une amélioration de la prise en compte des congés maternité.
Mais cette mesure porterait ses effets vers 2040 et n’aurait donc aucun effet sur la retraite des femmes ayant déjà un enfant.
En 2007, seulement 44 % des femmes ont une retraite complète contre 86 % des hommes. L’allongement de la durée de cotisation, décidé en 2003, aggrave ces écarts. Il pénalise toutes celles qui ont eu des carrières discontinues, des précarités ou des aléas de la vie. Aujourd’hui les femmes partent plus tard que les hommes pour éviter notamment la pénalité de la décote. Le fait de repousser à 67 ans l’âge de départ à la retraite sans décote est d’autant plus scandaleux pour elles !
Le montant moyen des pensions des femmes représente 67 %de celui des hommes. Dans ces conditions, prétendre « améliorer la retraite des femmes » par la seule prise en compte des indemnités du congé maternité est une imposture. Une loi de 2006 prévoit la suppression des écarts de rémunérations au plus tard le 31 décembre 2010. Les derniers chiffres attestent que cette mesure n’a pas connu le moindre début d’application.
On l’a déjà entendu celle là ! Le gouvernement n’en est pas convaincu lui-même. Il prévoit dans son propre texte une autre réforme en 2018. Cela sous entend qu’à ce moment là, ce sera peut être pour instaurer la retraite à 65 ans et 70 ans pour le taux plein !
Certains députés se demandent d’ailleurs pourquoi attendre et ne pas franchir ce pas décisif dès maintenant !
Le gouvernement fait une réforme pour les jeunes mais il n’a entendu aucune organisation de jeunes. En fait, ce n’est pas tout à fait vrai, il a reçu une délégation des jeunes de l’UMP !
LE COLLECTIF DES CINÉASTES POUR LES "SANS-PAPIERS" présente le film « On bosse ici ! On vit ici ! On reste ici ! »
Signez la pétition ici : http://travailleurssanspapiers.org/phpPetitions
Ce qui se passe autour d’EDF et du projet de loi NOME est proprement hallucinant !
EDF, sur injonction de la Commission européenne et avec l’aval du gouvernement, devrait céder 25% de sa production d’énergie nucléaire à ses concurrents qui n’ont jamais investi dans les infrastructures ! Tout cela pour qu’il y ait enfin de la concurrence…
En somme, ce qui a été construit par le paiement de l’électricité par les usagers va servir à ce que l’électricité chez l’abonné soit plus chère et à ce que les actionnaires des concurrents d’EDF puissent s’en mettre plein les poches !!!
Le chômage explose et les jeunes en sont les premières victimes.
L’obtention d’un premier emploi stable et correctement rémunéré relève d’un parcours du combattant de plus en plus long.
Les débuts de carrière, quelle que soit la branche, sont aujourd’hui particulièrement bas et l’avenir professionnel est aléatoire.
Ensemble, regroupons-nous pour que ça change.
Une initiative de l’UNEF et de la CGT pour le 15 avril 2010 à Paris Place de la Sorbonne à midi.
article du monde du 2 décembre 2009 :
Ce jour-là, en arrivant au travail, chez Alcatel-Lucent, à Vélizy (Yvelines), il a erré dans les couloirs pendant une demi-heure avant de trouver un bureau libre. Ou plutôt, un demi : "On s’est mis à deux sur un bureau", explique cet ingénieur. Ce sont les aléas du "flex office", une organisation mise en place à Vélizy depuis août, où plus aucun bureau n’est affecté individuellement, et qui doit s’étendre à tous les sites du groupe.
A travers l’histoire de Walter, ancien résistant, ancien déporté haut-savoyard et sur fond de politique actuelle, deux questions se posent tout au long du film :
La crise était au coeur du débat du forum social à la fête de l’Humanité, samedi 14 septembre 2009, qui a réuni un dirigeant syndical, un grand patron de la métallurgie et celui de la BPCE. État de la crise, droits des salariés, finance, la confrontation d’idées était au rendez-vous.
Interrogés par Pierre Ivorra, de l’Humanité, Frédéric Saint-Geours, président de l’Union des industries et des métiers de la métallurgie (UIMM), Jean-Christophe Le Duigou, secrétaire confédéral de la CGT, spécialiste des questions économiques, et François Pérol, PDG de la nouvelle banque BPCE - fusion des Banques populaires et des Caisses d’épargne - ont débattu « Pour sortir de la crise, développer et financer une industrie durable ».

L’ensemble des syndicats français, CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires et Unsa, ont élaboré une plateforme revendicative pour la journée de grèves et de manifestations du 29 janvier.
Interview de Maryse Dumas, secrétaire confédérale de la CGT
À la veille du neuvième mois du mouvement de grèves et d’occupations des travailleurs sans-papiers en lutte pour leur régularisation, la Cgt vient de faire le point avec ses unions départementales et fédérations professionnelles engagées dans ce mouvement.
La détermination des deux mille grévistes et plus, dans ce conflit social inédit, a déjà permis de gagner la régularisation de nombre d’entre eux, mais elle vient d’ouvrir la voie de la régularisation pour toutes celles et ceux qui, depuis de nombreuses années travaillent dans les secteurs « en tension », que ce soit en région parisienne ou dans les autres départements.
A l’issue de plusieurs réunions entre le Ministère de l’Immigration et la Cgt, des critères et des instructions pour permettre cette « régularisation par le travail » viennent d’être communiqués par le Ministère à toutes les préfectures.