+11,2% pour le riz, +10,8% pour les pâtes alimentaires, +8,4% pour l’huile alimentaire, + 8,1% pour le vin de table, +5,7% pour la farine, +5% pour le lait en poudre. Le prix du riz "premier prix" a explosé de 36,3% en un an ! Or les cours des matières agricoles ont été divisés par trois en 2008.
Une nouvelle loi en vigueur depuis le 1er Janvier 2009 étaient en outre censée entraîner une baisse des étiquettes…
Comme TOTAL pour le prix à la pompe ou GDF SUEZ pour le prix du gaz indexé sur celui du pétrole brut uniquement lorsque celui-ci augmente, "les distributeurs répercutent les hausses des cours agricoles mais jamais les baisses" fustige Olivier Andrault de UFC-Que choisir.Les économistes appellent cela "l’effet cliquet".
UFC-Que choisir s’étonne, par ailleurs, "du silence de l’observatoire des prix et des marges" mis en place il y a un an par Bercy, à la suite justement de l’étude de 60 millions de consommateurs citée plus haut. Cet observatoire n’a publié des chiffres qu’une seule fois en février 2008. Explication du ministère des finances : "Les marges ne sont pas faciles à obtenir". Réalisé par Nielsen, l’un des deux cabinets qui fait autorité en matière de relevés des prix dans la grande distribution en France, l’étude publiée par le magazine LSA est difficilement contestable.
Où va donc l’argent des consommateurs, et notamment des plus modestes ? Qui se met dans la poche la différence entre des prix des matières premières à la baisse et des prix de vente en magasin à la hausse ?
Plutôt que de fustiger les chômeurs, d’avaliser le recul du pouvoir d’achat des salariés et des retraités, un gouvernement digne de ce nom ne devrait-il pas, enfin, mettre un terme à ce qu’il faut bien appelé un scandale ?
Est-ce un hasard si le premier groupe alimentaire mondial Nestlé a annoncé une progression de 69,4% de son bénéfice net en 2008 à 12 milliards d’euros ! "Malgré la crise économique … " précise son communiqué.
voir Le grand écart entre les prix agricoles et les prix alimentaires
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