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vendredi 3 septembre 2010
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Brèves
Mensonge : Ce serait une réforme qui prendrait en compte la pénibilité.
jeudi 2 septembre

Eh bien parlons en de la pénibilité au travail.

Pour eux, il n’y a pas de métiers pénibles mais des salariés qui s’usent plus que d’autres du fait de leurs conditions de travail. Le dispositif prévoit des départs anticipés pour les seuls salariés déclarés en incapacité de plus de 20 % lors d’une visite médicale. C’est comparable à la visite technique pour les véhicules automobiles. Si la visite est bonne, vous continuez à rouler ou vous restez au boulot ; si la visite n’est pas bonne, c’est la casse pour la voiture et c’est bientôt l’avis de décès pour celui qui travaille.

Alors de qui se moque-t-on ? Le gouvernement reprend, là encore, la position du Medef rejetée par tous les syndicats dans les négociations qui ont échouées après 3 ans de tergiversations.

Dans ceux qui prétendent nous donner des leçons de justice sociale, il n’y en n’a pas beaucoup qui savent ce que veut dire le travail de nuit, le travail à la chaîne ou aux intempéries., l’exposition aux produits toxiques.

Pour nous, les choses sont claires : tous les salariés n’ont pas la même espérance de vie. Ceux qui exercent des métiers pénibles ont une espérance de vie de 7 ans inférieure aux autres. Cela justifie pleinement un départ anticipé avant 60 ans dans ces cas là.

 
Mensonge : Ce serait une réforme améliorant la situation des femmes.
jeudi 2 septembre

Au motif d’une amélioration de la prise en compte des congés maternité.

Mais cette mesure porterait ses effets vers 2040 et n’aurait donc aucun effet sur la retraite des femmes ayant déjà un enfant.

En 2007, seulement 44 % des femmes ont une retraite complète contre 86 % des hommes. L’allongement de la durée de cotisation, décidé en 2003, aggrave ces écarts. Il pénalise toutes celles qui ont eu des carrières discontinues, des précarités ou des aléas de la vie. Aujourd’hui les femmes partent plus tard que les hommes pour éviter notamment la pénalité de la décote. Le fait de repousser à 67 ans l’âge de départ à la retraite sans décote est d’autant plus scandaleux pour elles !

Le montant moyen des pensions des femmes représente 67 %de celui des hommes. Dans ces conditions, prétendre « améliorer la retraite des femmes » par la seule prise en compte des indemnités du congé maternité est une imposture. Une loi de 2006 prévoit la suppression des écarts de rémunérations au plus tard le 31 décembre 2010. Les derniers chiffres attestent que cette mesure n’a pas connu le moindre début d’application.

 
Mensonge : Ce serait une loi nécessaire pour sauver le système par répartition.
jeudi 2 septembre

On l’a déjà entendu celle là ! Le gouvernement n’en est pas convaincu lui-même. Il prévoit dans son propre texte une autre réforme en 2018. Cela sous entend qu’à ce moment là, ce sera peut être pour instaurer la retraite à 65 ans et 70 ans pour le taux plein !

Certains députés se demandent d’ailleurs pourquoi attendre et ne pas franchir ce pas décisif dès maintenant !

Le gouvernement fait une réforme pour les jeunes mais il n’a entendu aucune organisation de jeunes. En fait, ce n’est pas tout à fait vrai, il a reçu une délégation des jeunes de l’UMP !

 
Mensonge : Ce serait une réforme dans l’intérêt des jeunes générations.
jeudi 2 septembre
Non seulement on leur ferme l’accès aux emplois des retraitables mais ils prendraient de surcroît de plein fouet toutes les mesures d’allongement de la durée de cotisation.
 
Mensonge : Ce serait bon pour l’emploi.
jeudi 2 septembre

alors que le recul de 2 ans du départ en retraite boucherait de fait 1 million d’emplois aux jeunes qui cherchent du travail.

« Excuse moi mon fils, tu dois rester 2 ans de plus au chômage, papa doit rester 2 ans de plus au boulot » serait le cri du cœur de tous les pères de famille !

 
Ingénieurs et Cadres, prenez votre part dans les luttes salariales
jeudi 28 janvier 2010
par Webmaster
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N’ayant trouvé que la seule CFDT pour accepter 1,2 % d’augmentation des minima ingénieurs et cadres, l’UIMM a purement et simplement retiré sa proposition et prétend pouvoir clore unilatéralement les négociations.

Les ingénieurs et cadres peuvent ainsi juger là de la conception patronale du dialogue social : « Je dispose, je propose, vous signez même si vous n’êtes pas d’accord ou vous n’avez rien ! » Il semblerait donc que « le temps des maîtres de forges » ne soit pas encore terminé !

Il serait temps que l’UIMM apprenne que les relations sociales sont naturellement conflictuelles dès lors que les salariés, fussent-ils ingénieurs ou cadres(IC), et leurs organisations syndicales n’acceptent pas ou plus d’en rabattre sur leurs exigences.

En retirant sa proposition, l’UIMM démontre qu’elle entend imposer aux organisations syndicales sa propre conception du syndicalisme : donner une caution syndicale aux exigences et objectifs patronaux. Dans le cas présent, il s’agissait de légitimer une nouvelle année de « maitrise des salaires » et de promouvoir l’idée que dans la métallurgie, face à la crise, organisations syndicales et patronat font front commun en étant soucieux de « continuer à contenir » l’évolution des coûts salariaux !

Le patronat de la métallurgie voulait se contenter de proposer 1,2% (prévision basse de l’indice INSEE 2010) alors qu’il a les moyens de faire beaucoup plus, les profits et la bourse ayant même atteint des niveaux indécents en 2009 tandis que les salariés paient cash le coût de la crise. Les ingénieurs et cadres savent donc à quelle porte ils doivent frapper !

La CGT des ingénieurs, cadres et techniciens appelle les ingénieurs et cadres à participer nombreux aux luttes sur les salaires.

Durant de trop nombreuses années, l’UIMM a pu se contenter d’augmenter de manière infime les minima IC tout en donnant à cette politique une caution syndicale par la signature de 3 et parfois 4 organisations.

Aujourd’hui, le minimum d’un ingénieur Pos II coef 100 au forfait-jours est égal à 2,07 fois le minimum ouvrier le plus bas (Coefficient 140) base 35H. En clair, il est descendu au niveau où était en 1985 le minimum d’un technicien supérieur IV3 travaillant 39H par rapport au minimum de l’époque de ce coefficient 140 base 39H.

Il y a donc bien urgence pour les ingénieurs et cadres à rompre avec une spirale qui en 25 ans a dévalorisé considérablement leurs minima. 2010 peut devenir l’année où les ingénieurs et cadres auront commencé à entreprendre cette rupture et à inverser un processus trentenaire de dévalorisation des salaires ingénieurs et cadres qui n’est plus supportable.

On ne peut se satisfaire en 2010 d’un début de grille IC base 35H à peine au dessus du SMIC ! Pour le moins, il faudrait pouvoir le comparer au plafond de la sécurité sociale !

Quel syndicalisme construire ? Que doivent être ses ambitions ?

L’UIMM a en tout cas créé une situation inédite qui pourrait bien se reproduire régulièrement au vu des nouvelles règles de représentativité ! Elle vient de démontrer en effet qu’elle est prête à préférer l’absence d’accord à un accord qu’elle jugerait incompatible avec les objectifs patronaux.

Dès lors une question se pose :

Dans les négociations, chaque organisation syndicale doit-elle privilégier la recherche d’un accord par rapport des exigences et objectifs patronaux ou au contraire travailler à rapprocher ses revendications de celles des autres organisations syndicales ?

La CGT se positionne clairement pour la seconde hypothèse en rajoutant deux conditions : la consultation permanente des salariés, avant, durant, et après toute négociation. Ne jamais négocier à froid mais toujours avec le rapport de forces exprimé par l’intervention des salariés, avant même le début des négociations.

C’est la meilleure démarche pour qu’aucune organisation ne se retrouve dans la situation de la CFDT. Après son acception des 1,2% puis le retrait de cette proposition par l’UIMM, elle n’a pas d’autre échappatoire pour s’en sortir que d’accuser les non signataires de jouer contre l’intérêt des ingénieurs alors qu’au contraire ceux-ci attendent beaucoup du syndicalisme.

  • Les IC ont à coup sûr de plus grandes prétentions revendicatives au vu de la dégradation de leurs salaires que de continuer dans le statu quo actuel qu’aurait signifié un accord à 1,2%.
  • Les jeunes ingénieurs qui entrent sur le marché du travail attendent des organisations syndicales qu’ils reconquièrent des minima dignes des diplômes et du titre d’ingénieur.
  • La CGT est profondément convaincue que les IC, comme l’ensemble des salariés d’ailleurs, sont intéressés par un syndicalisme dont le rôle et l’ambition ne se limiteront pas à freiner le rythme de la régression sociale alors que chaque jour ils participent à développer l’efficacité du travail et des technologies.
  • La CGT veut aider les IC à se mobiliser. Par leur unité, les organisations syndicales sont capables d’y contribuer et contraindre l’UIMM à revenir à la table des négociations avec des propositions plus sérieuses que 1,2%.

Travailler à ré-ouvrir la négociation sur les minima IC Travailler à la reconquête de vraies grilles de salaires de l’ouvrier à l’ingénieur

CGC, FO, CFTC ont comme la CGT dénoncé la dévalorisation des minima ingénieurs et cadres. Sur cette base, ne serait-il pas possible que l’ensemble des organisations syndicales développent une intervention collective des ingénieurs et cadres, y compris en convergence avec les autres catégories ?

Car le constat que chaque syndicat fait sur les minima ingénieurs et cadres ne vaut-il pas aussi pour les techniciens, les ouvriers, les employés, les agents de maîtrise ?

Dès le 23 décembre, la CGT a fait des propositions qui prennent en compte les besoins des ingénieurs et cadres et qui font écho aux revendications des autres catégories autour d’une idée simple : il faut reconstruire au niveau conventionnel comme au niveau des entreprises des grilles et une hiérarchie cohérentes et légitimes de l’ouvrier à l’ingénieur.

A l’occasion des négociations des minima territoriaux des OETAM comme lors des NAO, ne serait-il pas possible que les organisations syndicales avancent ensemble sur ce terrain ?

Pour sa part la CGT considère que cela est possible et nécessaire.

Quant aux minima IC, l’absence d’accord signifie que la question n’est pas close. Nous avions lancé une pétition en décembre. Elle reste d’actualité ! Signez la nombreux en ligne ou auprès d’un de nos militants. On peut ensemble imposer à l’UIMM de revenir à la table des négociations !

Face aux relations sociales et au comportement patronal, il est urgent de construire un syndicalisme qui permette aux ingénieurs et cadres de vraiment se faire respecter.

N’hésitez pas, n’hésitez plus :

Rejoignez la CGT des Ingénieurs, Cadres et Techniciens

 

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