Lettre ouverte LDH
Vous trouverez en suivant ce lien une lettre, signée par Pierre Tartakowsky, président de la LDH, et adressée à l’ensemble des députés et sénateurs, au sujet de l’Accord national interprofessionnel (Ani).
A l’occasion de la journée internationale de la femme, le 8 mars, le Défenseur des droits publie un guide pratique pour une évaluation non discriminante des emplois à prédominance féminine.
Malgré un cadre législatif foisonnant sur l’égalité professionnelle et salariale entre les femmes et les hommes, les inégalités de rémunération restent le noyau dur des inégalités entre femmes et hommes.
Le principe « à travail égal, salaire égal » impose l’égalité salariale entre femmes et hommes occupant le même emploi, mais la majorité des femmes n’occupent pas les mêmes emplois que les hommes. On leur confie en priorité des emplois en fonction de leurs présumées qualités féminines (minutie, dextérité…).
Cette ségrégation professionnelle est une explication importante des inégalités de salaire comme la concentration des femmes dans peu de métiers ou le plafond de verre.
Les systèmes d’évaluation des emplois et les grilles de classification professionnelle qui hiérarchisent les emplois et déterminent les salaires de base sont souvent construits sur des normes différentes selon que le travail est réalisé par des femmes ou des hommes.
Dès lors, comment sont déterminés les salaires ? Pourquoi les emplois majoritairement occupés par les femmes « reçoivent-ils » des salaires inférieurs aux emplois occupés principalement par les hommes ?
En permettant une remise en question des stéréotypes associés à ces emplois et une reconnaissance de la valeur de tous les emplois, la démarche d’évaluation non discriminante des emplois est susceptible de conduire à une revalorisation professionnelle et salariale des emplois à prédominance féminine. Tel est l’objet de ce travail.
Pour concevoir ce guide, le Défenseur des droits s’est adjoint les compétences d’universitaires et de professionnels des relations du travail.
« Donnant-donnant », « gagnant-gagnant », voire « Win-win », les expressions font flores en ce moment d’intenses négociations sociales.
Mais on est chaque fois obligé de constater que lorsque l’on ouvre des discussions à partir de l’agenda et des prétentions patronales, les besoins et les revendications des salariés ne sont pas satisfaits.
Dans la négociation sur la sécurisation de l’emploi, le Medef entend bien élargir la définition du - motif économique et encadrer les délais de la procédure pour licencier plus facilement et plus rapidement. Il veut aussi empêcher les recours en justice des salariés, diminuer le recours aux expertises par les comités d’entreprise. Quant aux reclassements, il voudrait se contenter de propositions pour le moins obscures et entraînant des conséquences lourdes pour les salariés en cas de refus ou d’échec.
Évidemment, les organisations syndicales considèrent ces propositions comme inacceptables. Les salariés ont besoin d’autres réponses que celles avancées par ce patronat qui n’a décidément rien compris à ce qui s’est passé en France et dans toute l’Europe ces derniers mois. Il fait fi du changement de politique auquel aspirent les Français, il pousse les feux de l’austérité alors que dans de nombreux pays européens les salariés, les retraités, les populations se mobilisent contre l’austérité.
Dans ce contexte, il va falloir parler plus fort pour se faire entendre du patronat et du gouvernement. Et si possible, il va falloir le faire de manière unitaire comme l’ont décidé les confédérations CGT, CFDT, FSU, UNSA et Solidaires qui ont appelé vendredi les salariés, retraités et chômeurs à manifester le 14 novembre dans le cadre de la journée européenne contre l’« austérité » et pour des « mesures de solidarité » avec « les pays les plus en difficulté ». Les syndicats « appellent partout en France à manifester selon des modalités permettant la participation la plus large », sans les préciser.
L’intersyndicale incite les « salariés du privé et du public, les retraités et les chômeurs » à « manifester leur volonté de voir apporter des réponses concrètes aux difficultés que vivent tous les travailleurs en France et en Europe et en solidarité avec les travailleurs espagnols, portugais et grecs ». Elle dénonce « les traitements de choc infligés aux travailleurs, notamment en Grèce, en Espagne et au Portugal » qui « montrent l’impasse de politiques qui conduisent à la destruction des droits sociaux ».
Le Droit Ouvrier est la plus ancienne revue française dans le champ du droit social c.a.d. le droit du travail et le droit de la Sécurité sociale ; créé en 1920, il a connu dans un passé lointain diverses suspensions (notamment pendant la seconde guerre mondiale) avant de renaître en avril 1948 ; sa publication depuis cette date, sous la mention « nouvelle série », est ininterrompue. Le Droit Ouvrier est édité par la Confédération générale du Travail.
Le site WEB propose de larges aperçus de numéros du Droit Ouvrier (pour d’évidentes raisons de pérennité de la revue, en principe seuls des articles antérieurs de plus de 2 années à l’exercice en cours sont proposés).
Pourquoi eux ?
Le raz-le-bol des mères courage de l'aide à domicile.
La solution c'est nous, nous tous
Le livre en colère
France Ô, magazine « Investigations », 1er mai, 20h45
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le forfait-jour et sur la mesure du temps de travail sans jamais oser le demander !!!
Un site créé et animé par l’UGICT CGT
Vous êtes au forfait jour,
Vous vous demandez comment ne pas perdre votre vie à la gagner,
Ce site est fait pour vous !!!
Ne restez pas seuls
Nous sommes tous confrontés à la souffrance au travail : la notre, celle des autres, famille, voisins, amis, collègues. Souffrance au travail, harcèlement, stress, sont devenus des termes commodes pour exprimer de façon lapidaire, les difficultés que nous rencontrons dans le monde du travail et leurs conséquences sur notre santé psychique et physique.
Ce site est fait pour vous aider à y voir plus clair. Pour rappeler que si le travail peut faire souffrir, c’est d’abord parce qu’il est porteur de nombreuses promesses : montrer ses savoir-faire, gagner sa vie, apprendre à vivre ensemble, à coopérer. Travailler, c’est se travailler et travailler ensemble.
Pour agir, il faut des outils, comme au travail. Ce site est fait pour vous les transmettre :
Savoir décrire votre travail, votre souffrance, savoir repérer les techniques de management pathogènes, savoir qui fait quoi dans l’entreprise , hors de l’entreprise, connaître vos droits.
Souffrance et Travail vous propose d’un côté le magazine avec des articles publiés régulièrement sur les sujets qui vous tiennent à coeur, et de l’autre un recueil d’infos utiles et surtout les guides pratiques pour chaque acteur concerné.
Vous y trouverez également un forum où nous espérons que vous participerez à notre communauté, où vous pourrez discuter avec des gens dans les mêmes situations que vous et vous exprimer librement. Il est important de savoir que vous n’êtes pas seuls, et le partage est le premier pas vers la solidarité.
Vous pensez que ce qui se passe à votre travail, « c’est comme ça, on n’y peut rien » ? Non ! C’est notre affaire à tous et nous y pouvons quelque chose. Au lieu de nous replier sur du chacun pour soi, défendons l’autre par principe. Car ce qui lui arrive ne doit pas nous arriver. Défendons-le même si nous ne l’aimons pas, soyons attentifs à son état, à son comportement, à son repli. Ne le laissons pas se débattre seul. La mise au ban d’un être humain est meurtrière.
Dans ces temps de solitude, surtout dans les grandes villes, si vous êtes en difficulté au travail, cherchez un appui pour ne pas tomber. Dans l’entreprise, parlez-en au médecin du travail, aux délégués du personnel, aux délégués syndicaux, aux membres du CHSCT, aux ressources humaines, à votre manager. En dehors, aux amis, à la famille, à votre généraliste. Allez consulter, n’essayez pas de tenir à tout prix. Il existe cinquante services de pathologies professionnelles, plus de trente consultations spécialisées. Allez voir un défenseur syndical ou un avocat pour évaluer votre situation.
Nous n’avons pas les ressources de répondre à vos questions au cas par cas, mais nous espérons que ce site recèle de suffisamment d’informations pour vous guider vers le soutien et les réponses dont vous avez besoin.
Par arrêt du 2 septembre 2008 (n° 07-81661), la Chambre criminelle de la Cour de cassation a confirmé la condamnation d’un directeur délégué de NextiraOne et de Philippe LECAT, dirigeant d’une société de conseils.
Cette société avait été tout simplement chargée de la mission de diminuer l’influence de la CGT à NextiraOne, par toutes sortes de moyens, dont la formation de cadres à l’animation des réunions, « l’information du personnel sur la vacuité des actions de la CGT », etc.
Bref, un beau délit d’entrave et de discrimination qu’une enquête détaillée de l’inspection du travail et l’action pugnace du syndicat CGT avaient permis de démontrer.
Reste à espérer que le parquet prendra sans tarder les mesures nécessaires à l’encontre de Philippe LECAT qui est encore conseiller prud’hommes employeur !