Que ce soit lors de la table ronde à Lannion le 2 février comme lors du CCE de mercredi 10 février, la direction de RFS s’est montrée aveugle et sourde allant jusqu’à refuser d’étudier le contreprojet qui lui faisait faire plus d’économies que son projet de casse industrielle de Lannion.
Il faut croire que ça la gène, moins de suppressions d’emplois : En effet, Les salariés avaient avancé une proposition réaliste qui maintenait une activité de production à Lannion, avec une trentaine de salariés, et une vingtaine de départs à la retraite anticipés. avec des prévisions financières permettant des économies de coûts supérieures à ceux affichés par la direction.
Face à cela, la direction campe sur son projet qui prévoit un départ à la retraite anticipé pour une trentaine de salariés les plus âgés, et pour les autres, un transfert vers Trignac (Loire-Atlantique) ou une externalisation vers un sous-traitant, à Lannion dont on ne connait ni le nom ni la hauteur de ses engagements
Lors de la deuxième réunion de négociation salariale du 13 février 2012, la direction locale de RFS a réaffirmé le gel des salaires pour 2012, imposé par le groupe Alcatel-Lucent à toutes ses filiales, malgré un résultat positif de 1 milliard d’euros net pour 2011.
L’argument principal de la Direction est d’améliorer la situation de trésorerie du groupe. Pourtant Elle sait trouver de la trésorerie pour verser les parts fixes et variables mirobolantes des dirigeants.