Fabrizio Potetti, coordinateur national de la FIOM-CGIL Alcatel Lucent, s’est rendu aujourd’hui à Battipaglia où il s’est entretenu avec des travailleurs qui mettent en œuvre une forme de lutte particulièrement dramatique. À la fin de la réunion, il a fait la déclaration suivante.
"Il n’est pas possible pour un site de haute technologie de production, placé dans une région déjà caractérisée par de graves problèmes au niveau de l’emploi, d’être abandonnée par la multinationale qui en est propriétaire en laissant les travailleurs qui en dépendent, et les industries totalement dépourvues de perspectives. " « Il devrait être noté que le site de Battipaglia a, comparativement, les plus faibles coûts salariaux dans le secteur en Europe, la plus haute flexibilité et un produit technologiquement avancé, avec un marché important. Il ya en effet aucune raison de céder l’activité de production industrielle ". "Alcatel Italie doit rester sur ce site en prenant en compte le projet alternatif élaboré par les salariés, par RSU et les syndicats."
La FIOM se déclare pleinement solidaire avec les travailleurs en lutte dans Battipaglia.
Non c’est pas un cadeau de Noel,
désolé c’est en Allemagne !
Malgré la crise, le syndicat IG Metall obtient une hausse de salaire en deux temps dans la métallurgie.
Des secteurs comme l’automobile, l’électronique, l’électroménager ou les semi-conducteurs, en bénéficieront : ils avaient menacé de faire une grève illimitée. La seconde hausse sera repoussée si la situation de ces entreprises se dégrade.
Le syndicat IG Metall aurait sans doute pu arracher une augmentation plus importante au printemps dernier, lorsque les indicateurs économiques étaient encore au beau fixe. Mais la conjoncture actuelle, qui se dégrade rapidement, a mis l’organisation sous pression. Certes, l’IG Metall mettait en avant la bonne santé jusqu’à présent de la métallurgie et exigeait que les 3 600 000 salariés de ce secteur, central en Allemagne, et qui se sont longtemps serré la ceinture, profitent de ces bons résultats.
Le patronat, lui, critiquait des revendications jugées exagérées et évoquait la sérieuse dégradation des carnets de commande des entreprises.
Entre les 8% d’augmentation réclamés par l’IG Metall et les 2% proposés par les employeurs, le fossé était énorme.
Valable pour 18 mois, il prévoit une hausse en deux étapes, l’année prochaine, de 4,2% des salaires, et le versement d’une prime cette année de 510 euros.
Les entreprises pourront repousser la seconde hausse de salaire si leurs situations économiques se dégradent.
La preuve est ainsi faîte que la lutte ou même la menace de lutte paie.
