CGT Alcatel Lucent France
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mardi 16 avril 2013
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Brèves
Révalorisation de l’allocation CFC et des rentes PRT et CAPA au 1er avril 2013
lundi 1er avril
revalorisation de 1,81% au 1er avril (50% indice INSEE des ménages 1,34% et 50% valeur du point AGIRC 2,29%)
 
COMMUNIQUE de l’ Intersyndicale Alcatel-Lucent CFDT, CFE-CGC, CGT suite à la rencontre avec la ministre de l’économie numérique Fleur Pellerin
mardi 4 septembre

L’ Intersyndicale Alcatel-Lucent CFDT, CFE-CGC, CGT a été reçue par la ministre de l’économie numérique Fleur Pellerin le 4 septembre. Elle reçoit aussi la direction du groupe cette semaine. Cette réunion fait suite à l’annonce de 5000 suppressions d’emplois dans le groupe.

L’ Intersyndicale lui a présenté la situation de l’entreprise en France et dans le monde et lui a fait part de son inquiétude sur la survie de l’entreprise. Elle lui a fait des propositions concernant l’emploi : introduction de l’emploi dans les critères des appels d’offres publics, prise en compte de l’emploi dans les missions du régulateur (ARCEP), contrôle de l’emploi dans les aides publiques en particulier le Crédit Impôt Recherche, prise en compte de la sécurité des réseaux en France et en Europe face au dumping des équipementiers chinois, réindustrialisations.

La ministre s’est montré plutôt rassurante sur la pérennité du dispositif de CIR y compris pour les grands groupe, tout en étudiant des moyens de contrôle sur l’emploi.

Concernant la réindustrialisation, y compris dans la production, la ministre a rappelé qu’il est compliqué d’intervenir sur les entreprises privée mais que le gouvernement réfléchit à des mesures incitatives. Le gouvernement travaille sur des plans d’investissement sur fibre optique et la 4ème génération de téléphonie mobile. L’ État veut reprendre son rôle vis-à-vis du régulateur ARCEP.

Lorsque le vieillissement de la pyramide des âges a été évoqué, le contrat de génération a été évoqué comme une solution possible. L’ Intersyndicale a convenu de rester en contact avec le cabinet de la ministre pour avancer sur chacun des points évoqués.

 
Intégrer les termes d’un management alternatif à la confrontation revendicative.
jeudi 24 février

Loin d’être un volet isolé de la vie de l’entreprise ou du service, la politique managériale en est plutôt une sorte d’alphabet, une grille de lecture qui donne à voir les cohérences et les incohérences qui tissent la trame quotidienne des salariés et singulièrement de l’encadrement au travail.

Se fixer comme l’objectif d’une libération du travail, d’une démocratisation des relations de travail et d’une organisation alternative du travail impose d’en passer par la définition d’un autre management. Celui-ci à rebours de ce qui se pratique aujourd’hui, parte des cultures de travail et d’un souci constant de sa valorisation. Cela passe par un retour aux valeurs « du travail bien fait », ce qui suppose des considérations en termes de formation, de masse d’emploi, de temps de travail.

C’est aussi sortir de la solution unique basée sur l’évaluation unilatérale fais d’objectifs individuels qui n’aborde jamais la question des moyens.

 
Le management pourquoi s’y intéresser ?
jeudi 24 février

Le lien entre les pratiques managériales proprement dites, le pilotage de l’entreprise et les restructurations permanentes du travail et des relations de travail exclut qu’il soit possible de faire l’impasse sur une de ces dimensions d’un point de vue revendicatif.

Face aux réalités psychosociales vécues dans les entreprises, le patronat martèle, y compris face aux suicides, que ce ne sont pas les objectifs qu’il faut remettre en cause mais seulement la façon de les atteindre. Or c’est tout le contraire. Remettre en cause les modalités managériales conduit à remettre en cause les finalités pour lesquelles elles ont été déployées.

C’est bien pourquoi toute remise en cause des modes de management se heurte immédiatement à de terribles pesanteurs voire à des dénis qui conduit le patronat à lui opposé des mesures d’ordres individuelles (enquêtes, numéro vert, massages etc… ).

 
Evaluation quand tu nous tiens !
jeudi 24 février

Diriger avec courage( Leads Courageously in english ) , voilà en effet une surprenante et intéressante notion introduite dans les entretiens d’évaluation. Renverrait-elle à une rhétorique guerrière chère au patronat qui évoque si facilement la guerre économique ? Ah qu’elle est belle l’image du cadre, sifflet à la bouche sortant de la tranchée tel le « sous off » de base entraînant ses poilus torse en avant vers la mitraille.

A moins que le vrai courage soit de dire « non » et d’en finir avec ces formes de management mis en œuvre dans l’entreprise ou malgré des initiatives multiples pour déstresser les salariés : cours de Qi Gong, dégustations de crêpes, barbecues ou tombolas, certains employés évoquent toujours « la boule au ventre ! » à l’annonce des objectifs de vente en début de trimestre.

C’est sans doute ce courage-là que le patronat veut voir assumer par l’encadrement. Des cadres qui savent faire suer le burnous.

Ce n’est résolument pas la conception que la CGT se fait du rôle et de la responsabilité de l’encadrement et il y a là un champ d’expression privilégié, singulièrement pour les Cadres, les Ingénieurs et les agents de maitrises, pour croiser leurs préoccupations d’efficacité professionnelle, managériale, de responsabilité sociale et environnementale.

 
Une GPEC au gout de PSE
jeudi 7 juillet 2011
par Webmaster
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Le CCE du 30 juin et 1er juillet 2011a été essentiellement consacré à la Gestion Prévisionnelle de l’Emploi et des Compétences.

La CGT revendique depuis de nombreuses années la mise en place d’une véritable Gestion Prévisionnelle de l’Emploi et des Compétences (GPEC), pour éviter les plans de suppression d’emplois.

Avec 161 suppressions de postes déclarées et une large part à des mesures de reclassements externes, l’accord GPEC s’apparente à un PSE permanent. Il affaiblira les effectifs de la France et contribuera à dégrader un peu plus le code du travail en facilitant les licenciements.

A la base, un désaccord sur l’évaluation des besoins de postes

La direction compte utiliser la méthode suivante : chaque année, les responsables opérationnels donnent la prospective à 3 ans glissants en termes de marchés et de conséquences sur les métiers pour chaque organisation. Cela permettrait d’évaluer les écarts, constatés ou prévisibles, entre les évolutions et les compétences et qualifications actuelles.

Mais il faudrait que la direction nous donne effectivement les tenants et les aboutissants qui ont conduit à ces prévisions. Pour que le CCE puisse remplir son rôle en donnant des propositions alternatives, il devrait disposer de l’ensemble des hypothèses retenues ou non qui ont conduit à cette prospective (choix stratégique de produits, évolutions du marché télécom…).

Or, la direction se contente de nous présenter le résultat final de ses choix et cherche à nous faire avaliser leurs conséquences sociales et économiques sur l’emploi en France. Plus grave encore, même lorsque les perspectives de marchés sont bonnes sur certains secteurs, les prévisions en termes d’emplois sont au mieux stables.

En enfermant la GPEC dans le carcan de la stratégie du groupe décidée sans le Personnel et ses Représentants, le risque est de ne traiter que les conséquences, sans réelle latitude. Tout prouve que les décisions au plus haut niveau visent en permanence à affaiblir les filiales en Europe et tout particulièrement la France. Il suffit de voir la composition actuelle du comité exécutif du groupe.

La Faiblesse des mesures préventives

Pour sécuriser les parcours professionnels et réduire le recours aux PSE cet accord devrait apporter à l’entreprise le moyen de motiver les salariés en leur donnant une réelle visibilité sur leur propre avenir et les moyens d’agir collectivement et pas seulement individuellement sur la transformation de leur métier.

Si ce projet d’ accord comporte des déclarations d’intentions notamment sur la formation. Il manque cruellement d’engagement et de propositions pour pérenniser, et accroître, le nombre de postes de travail Malgré l’affirmation que le but de l’accord n’est pas de supprimer des emplois, la Direction ouvre une voie royale vers la sortie du groupe.

D’ailleurs 24M € de couts de restructuration sont inscrits dans au budget 2011. Cela correspond aux couts moyens des départs des derniers PSE de 100 à 150 personnes.

Avec le conditionnement des séniors au départ avant l’âge de la retraite et le peu d’engagement à soutenir une carrière au delà de 50 ans, la CGT a proposé de retirer les mesures externes de l’accord pour en faire un accord séparé spécifique à la sécurisation de sortie externe. Il permettrait ainsi de concentrer le contenu de l’accord GPEC sur son véritable objet : La gestion prévisionnelle de l’emploi et des compétences. Cela a été refusé.

La CGT soutiendra néanmoins quelques points comme :

  • l’engagement à réduire la sous-traitance notamment en ré-internalisant les SSII.
  • le renforcement de la formation, malheureusement sans moyen supplémentaire mais mieux ciblée pour la reconversion des salariés.
  • La volonté affichée de transparence sur 3 ans sur la stratégie de l’entreprise qui n’a pas été clairement montrée et qui reste donc à prouver
  • L’embauche de 100 jeunes par an, même si est loin de suffire à rééquilibrer cette pyramide et à introduire de nouvelles compétences. D’après le document de prospective pyramide d’âge fourni par la direction, il en faudrait 300 par an pour maintenir l’âge moyen actuel.

Mais la CGT combattra les points très négatifs de ce projet d’accord :

  • La direction cherche à associer les Organisations Syndicales dans une procédure qui s’apparente à un plan annuel de suppressions d’emplois avec en définitive, la suppression pour 2011 de 161 postes sur ALF. Elle n’a d’ailleurs pas besoin d’un accord pour appliquer unilatéralement ses mesures.
  • Les embauches n’équilibrent pas les départs. Ainsi il y a un risque accru de déséquilibre des sites : les quelques embauches ne se feront pas forcément sur les sites ou il y aura des départs. La seule « garantie » avancée aujourd’hui étant la répartition 50/50 entre les sites de l’Ouest et les autres sites. La baisse d’effectif reste très sensible et poursuit l’affaiblissement global d’ALF.

L’expert Syndex souligne aussi que cette GPEC ne se fixe pas pour objectif de redonner des perspectives d’emploi, ni d’assurer la pérennité du site le plus vulnérable, Ormes.

  • La notion de volontariat au départ anticipé relatée dans l’accord ne colle pas au constat sur le terrain, alors même que l’accord n’est pas encore signé.

La CGT revendique : 1 départ = 1 embauche

Les pistes de réflexion pour des perspectives d’emplois, ainsi que pour le renouvellement des compétences ont été négligées.

  • le retour à un nombre normal d’heures travaillées pour les salariés, non seulement pour les I&C au forfait jour mais aussi pour tous les autres : il faut revenir au respect d’un temps de travail hebdomadaire, des weekends et de la prise à temps des congés et RTT.
  • Il faut réintroduire de la marge libre dans les projets pour faire face aux évènements et aléas inévitables. Cela nécessite de créer des postes.
  • Il faut aussi identifier les métiers nécessaires aux opportunités soit de Transformation chez nos clients habituels, soit dans les « Strategic Industries » en français marchés verticaux (RATP, EDF, SNCF,…). Tous ces métiers sont essentiels et indispensables à la réussite de nos engagements.
  • Il faut rétablir la présence des assistantes pour décharger les opérationnels de tâches qui sont venues se rajouter à leurs charges

La CGT ne signera donc pas l’accord sur la GPEC

Des actions à mener immédiatement :
  • arrêter la politique « être au plus prêt du client » (PROM) qui délocalise les activités de support vers des pays à bas coûts. En effet, avec ce schéma, toutes les équipes dites régionales d’ALF sont appelées à disparaitre sans que les équipes locales acquièrent la compétence sur la totalité des produits du portefeuille, ce qui dégrade nos relations commerciales.
  • ré-internaliser des activités en embauchant les prestataires de service qui travaillent avec nous depuis des années afin d’éviter des pertes de compétences.

Autre point du CCE : Comptes de l’entreprise 2010 et prévisionnels 2011 :

Les performances du groupe sont en amélioration. La marge brute s’est améliorée Les résultats nets avant impôts sont devenus équilibrés. Le groupe a continué de consommer de la trésorerie. La diminution des coûts de restructuration de 6 à 700M€ a contribué à cet équilibre. Selon le PDG, Pascal Homsy, l’enjeu du 2ème semestre porte sur la réduction des coûts fixes (projet 3CS) et la tenue des objectifs de prises de commandes et chiffres d’affaires. Les opérateurs français sont inquiets de la 4ème License attribuée à free.
 Pour la CGT la volonté de réduire les coûts fixes est ressortie régulièrement avec leur lot d’impacts négatifs sur l’emploi, les salaires et au final principalement sur les salariés : Le projet « 3CS » réduit le nombre de sites de R&D. D’autre part, selon l’expert du CCE, la redéfinition des périmètres QACC et Services comporterait des impacts possibles sur l’emploi.

Ce tract sous sa forme originelle :

Prévenez un délégué ou un élu CGT si l’un de vos responsables opérationnels ou si l’un de vos responsables ressources humaines vous fait des pressions pour quitter l’entreprise ou vous dit contrairement au texte de l’accord que c’est votre poste qui disparait ou va disparaitre. Prévenez-nous aussi si vous voulez vous faire accompagner pour rencontrer un de vos responsables.Ou cliquerici pour nous prévenir par mail

 

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