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mardi 16 avril 2013
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Brèves
La Ligue des Droits de l’Homme et la "sécurisation de l’emploi"
jeudi 11 avril

Lettre ouverte LDH

Vous trouverez en suivant ce lien une lettre, signée par Pierre Tartakowsky, président de la LDH, et adressée à l’ensemble des députés et sénateurs, au sujet de l’Accord national interprofessionnel (Ani).

 
Le Défenseur des droits publie un guide : "Un salaire égal pour un travail de valeur égale"
mercredi 6 mars

A l’occasion de la journée internationale de la femme, le 8 mars, le Défenseur des droits publie un guide pratique pour une évaluation non discriminante des emplois à prédominance féminine.

Malgré un cadre législatif foisonnant sur l’égalité professionnelle et salariale entre les femmes et les hommes, les inégalités de rémunération restent le noyau dur des inégalités entre femmes et hommes.

Le principe « à travail égal, salaire égal » impose l’égalité salariale entre femmes et hommes occupant le même emploi, mais la majorité des femmes n’occupent pas les mêmes emplois que les hommes. On leur confie en priorité des emplois en fonction de leurs présumées qualités féminines (minutie, dextérité…).

Cette ségrégation professionnelle est une explication importante des inégalités de salaire comme la concentration des femmes dans peu de métiers ou le plafond de verre.

Les systèmes d’évaluation des emplois et les grilles de classification professionnelle qui hiérarchisent les emplois et déterminent les salaires de base sont souvent construits sur des normes différentes selon que le travail est réalisé par des femmes ou des hommes.

Dès lors, comment sont déterminés les salaires ? Pourquoi les emplois majoritairement occupés par les femmes « reçoivent-ils » des salaires inférieurs aux emplois occupés principalement par les hommes ?

En permettant une remise en question des stéréotypes associés à ces emplois et une reconnaissance de la valeur de tous les emplois, la démarche d’évaluation non discriminante des emplois est susceptible de conduire à une revalorisation professionnelle et salariale des emplois à prédominance féminine. Tel est l’objet de ce travail.

Pour concevoir ce guide, le Défenseur des droits s’est adjoint les compétences d’universitaires et de professionnels des relations du travail.

voir sur le site web

 
Les principales revendications portées par la CGT au cours de la négociation de l’accord sur la sécurisation de l’emploi
jeudi 14 février
  • Un droit de veto suspensif des représentants du personnel sur les plans de licenciements et les plans de restructurations, permettant la recherche et la construction de propositions alternatives aux licenciements.
  • Une loi contre les licenciements boursiers et pour la reprise des sites rentables, en cas de menace de fermeture.
  • La généralisation de la présence des représentants des salariés dans les conseils d’administration et de surveillance avec voix délibérative.
  • Une gestion prévisionnelle des emplois qui ne soit pas une gestion prévisionnelle des suppressions d’emplois.
  • L’encadrement des ruptures conventionnelles et de la lutte contre le passage forcé à l’auto-entreprenariat.
  • Des instances représentatives interentreprises du personnel pour gagner une plus grande responsabilité des donneurs d’ordres vis-à-vis de leurs sous-traitants.
  • Des CHSCT centraux à l’instar des CCE, avec respect des droits et moyens pour les CHSCT locaux.
  • L’extension du contrat de sécurisation professionnelle à tous les salariés des entreprises de moins de 50 salariés et l’amélioration du congé de reclassement dans les entreprises de plus de 50.
  • La construction d’un droit au travail à temps plein, sur un bassin d’emplois, pour les salariés pouvant cumuler plusieurs temps partiels. Des droits attachés à la personne, transférables d’une entreprise à une autre pour tous les salariés (ancienneté, qualification, formation, prévoyance…) à négocier au niveau des branches.
  • Une taxation de tous les CDD et des contrats d’intérim, à hauteur de ce qu’ils coûtent à l’assurance-chômage.
  • Un compte individuel de formation opposable à l’employeur et un renforcement des droits à la formation professionnelle qualifiante pour chaque salarié, quel que soit son parcours.
 
Contrat de génération : La CGT propose un pacte générationnel
mercredi 3 octobre

Vendredi 4 octobre 2012 aura lieu la deuxième séance de négociation sur le « contrat de génération ».

La CGT propose de faire du « contrat de génération » initié par le gouvernement un véritable « pacte générationnel », à négocier dans chaque entreprise de plus de 50 salariés et dans les branches professionnelles :

- inscrit dans une dynamique de création d’emplois,
- basé sur une anticipation des besoins en qualification des entreprises pour se développer, et organisant la transmission des compétences,
- assurant des emplois stables et qualifiés aux jeunes,
- sécurisant l’emploi des seniors.

Pour cela, la CGT portera les propositions suivantes :

  • Pour ouvrir droit au maintien des allègements de cotisations (Fillon) et à l’exemption de la pénalité « senior » dans les entreprises et groupes de plus de 300 salariés soumis à la négociation GPEC, nous demandons la création d’une obligation de négocier et de conclure un accord collectif ;
  • Les entreprises de plus de 50 salariés et de moins de 300 devront elles aussi conclure un accord collectif pour être dispensées de la pénalité senior ;
  • Pourront bénéficier de l’aide forfaitaire prévue par l’Etat, les entreprises de moins de 300 salariés concluant une « convention de pacte générationnel » concernant un jeune recruté en CDI et un senior de plus de 57 ans, maintenu dans l’emploi. De plus, les entreprises et groupes de 50 à 300 salariés devront avoir conclu un accord collectif ou, dans certaines conditions, établi un plan d’action pour avoir le droit à cette aide.

Les accords devront viser un objectif global de maintien ou progression de l’emploi sur la durée de l’accord décliné en objectifs chiffrés tant sur l’embauche des jeunes que sur le maintien dans l’emploi des seniors et avoir un véritable contenu en ce qui concerne l’emploi des jeunes et des seniors.

Face à l’urgence et à la dégradation de la situation de l’emploi, tant pour les jeunes que chez les plus âgés, la CGT ne peut cautionner le fait que des aides publiques continuent d’être distribuées sans réelles contreparties pour l’emploi et en tirant les salaires à la baisse. Il est temps que les entreprises s’engagent pour créer des emplois de qualité, bénéficiant prioritairement aux jeunes et assurant le maintien dans l’emploi de tous les seniors qui le souhaitent jusqu’à leur retraite.

 
Stress au travail Risque 23 % plus fort d’infarctus
mardi 18 septembre

Les personnes exposées au stress dans leur travail auraient un risque 23 % plus élevé que celles qui n’y sont pas exposées de faire un infarctus. C’est ce qui ressort d’une étude publiée dans la revue médicale Lancet. « Sur les 100 000 à 120 000 infarctus survenant en France chaque année, cela correspondrait tout de même à environ 3 400 à 4 000 accidents imputables à ce facteur de risque », relève Marcel Goldberg, chercheur à l’Inserm, l’un des auteurs de l’étude.

Les travaux ont porté sur des personnes originaires de sept pays (Belgique, Danemark, Finlande, France, Pays-Bas, Royaume-Uni et Suisse), toutes en activité, qui ont été suivies entre 1985 et 2006. Pour la France, ce sont près de 20 000 agents d’EDF-GDF qui ont été étudiés à partir de 1989. Le stress au travail a été évalué par des questionnaires portant notamment sur l’excès de travail, les demandes conflictuelles auxquelles les personnes étaient confrontées ou le temps accordé pour accomplir les tâches qui leur étaient confiées.

La moyenne d’âge des participants était de 42,3 ans, avec autant d’hommes que de femmes. La proportion des personnes exposées au stress atteignait 15,3 %, alors que les études précédentes évaluaient cette proportion entre 12,5 % et 22,3 %.

 
Sur le Web
Le Droit Ouvrier

Le Droit Ouvrier est la plus ancienne revue française dans le champ du droit social c.a.d. le droit du travail et le droit de la Sécurité sociale ; créé en 1920, il a connu dans un passé lointain diverses suspensions (notamment pendant la seconde guerre mondiale) avant de renaître en avril 1948 ; sa publication depuis cette date, sous la mention « nouvelle série », est ininterrompue. Le Droit Ouvrier est édité par la Confédération générale du Travail.

Le site WEB propose de larges aperçus de numéros du Droit Ouvrier (pour d’évidentes raisons de pérennité de la revue, en principe seuls des articles antérieurs de plus de 2 années à l’exercice en cours sont proposés).

Cadres et forfaits jours : faisons les comptes ! Site dédié au temps de travail des cadres au forfait jour

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le forfait-jour et sur la mesure du temps de travail sans jamais oser le demander !!!

Un site créé et animé par l’UGICT CGT

Vous êtes au forfait jour,

Vous vous demandez comment ne pas perdre votre vie à la gagner,

Ce site est fait pour vous !!!

Chronique Ouvrière
Chronique Ouvrière réunit des militants qui ont été confrontés aux questions soulevées par le droit du travail à l’occasion des luttes qu’ils ont menées dans leur entreprise ou devant les juridictions. Chronique Ouvrière propose des débats militants sur le droit du travail et sur son évolution. Il y est également donné une information sur des textes et des décisions susceptibles d’aider les travailleurs à faire respecter leurs droits (soit sous la forme de commentaires, soit sous la forme de « brèves »). Chronique Ouvrière est bien sûr ouverte à toutes celles et ceux qui souhaiteraient participer à nos discussions, menées par des acteurs du combat syndical. N’hésitez pas à envoyer vos projets d’articles ou les décisions que vous souhaitez voir commenter à redaction@chronique-ouvriere.fr
Un juge d'instance qui constate l'absence de mise en place des IRP ou une inégalité de traitement entre organisations syndicales, doit contraindre l'employeur à remplir ses obligations sous astreinte et allouer des DI aux organisations et aux salariés qui le demandent Travail temporaire : La collusion frauduleuse entre l'ETT et l'entreprise utilisatrice permet une condamnation solidaire Un CDD de remplacement à terme incertain ne prend pas fin au terme de la cause de l'absence si celle-ci se poursuit Une transaction mal ficelée ne protège pas l'employeur homophobe L'élément intentionnel du travail dissimulé est caractérisé si l'employeur a connaissance des heures supplémentaires effectuées, même si le temps de travail des salariés est pré quantifié par la CCN
Loysel.fr
Ce site animé par Tiénnot Grumbach mais aussi par d’autres avocats comme Slim Ben Achour, Savine Bernard, Emmanuelle Boussard-Verrecchia ou João Viegas est un excéllent point d’entrée pour toute recherches concernant le droit du travail et la jurisprudence actuelle. Pour plus de détails sur la création de ce site voir en (http://www.loysel.fr/atga/Fichiers/visite.html)
Forfait jours : la maîtrise de son temps de travail à l’ordre du jour
mardi 14 juin 2011
par Webmaster
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PNG La Cour de cassation se prononcera le 29 juin sur la requête d’un cadre qui réclame le paiement de ses heures supplémentaires et dira si, d’une manière plus large, elle souhaite trancher la question de la légalité du forfait-jour, qui permet de rémunérer des cadres sans se baser sur leurs horaires hebdomadaires.

A la suite de recours de la CGT et de la CGC, ce forfait a été jugé contraire à la Charte sociale européenne par le Comité Européen des Droits Sociaux (CEDS) du Conseil de l’Europe à plusieurs reprises.

L’UGICT-CGT n’a jamais accepté l’absence de décompte horaire dans les forfaits-jours tant pour ses conséquences sur la santé des personnes que pour la reconnaissance salariale de leur qualification. L’alignement sur ce point du droit français sur le droit européen créerait une nouvelle donne et un nouveau point d’appui pour les salariés concernés pour maîtriser leur temps de travail.

Dans un communiqué (http://w1p.fr/26525), la CGT des cadres et techniciens propose d’amplifier le débat. L’UGICT-CGT reste « très attachée à une maîtrise du temps de travail pour l’encadrement, elle revendique la souplesse dans son organisation, tout en mettant en garde contre les débordements grâce à des gardes fous collectifs ».

Elle avance trois propositions concrètes :
- un dispositif d’évaluation, c’est-à-dire de mesure individuelle et collective du temps de travail.
Ce dispositif supposerait de conjuguer la possibilité d’une évaluation individuelle de son temps de travail avec des moyens collectifs de suivi des charges et de l’intensité du travail ;
- la rémunération et la compensation effective des heures supplémentaires.
Cela supposerait d’introduire dans les forfaits-jours des seuils trimestriels d’heures travaillées au-delà desquelles les heures supplémentaires seraient rémunérées et majorées, et/ou ouvriraient des droits au repos compensatoire ;
- l’introduction de plafonds journaliers, hebdomadaires et annuels
dans les forfaits-jours afin de respecter le droit à la santé en prenant appui sur les références européennes en matière de santé au travail et le Code du travail (soit au plan européen 48 heures par semaine - 10 heures par jour et 44 heures sur 12 semaines consécutives).

 

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