L’ Intersyndicale Alcatel-Lucent CFDT, CFE-CGC, CGT a été reçue par la ministre de l’économie numérique Fleur Pellerin le 4 septembre. Elle reçoit aussi la direction du groupe cette semaine. Cette réunion fait suite à l’annonce de 5000 suppressions d’emplois dans le groupe.
L’ Intersyndicale lui a présenté la situation de l’entreprise en France et dans le monde et lui a fait part de son inquiétude sur la survie de l’entreprise. Elle lui a fait des propositions concernant l’emploi : introduction de l’emploi dans les critères des appels d’offres publics, prise en compte de l’emploi dans les missions du régulateur (ARCEP), contrôle de l’emploi dans les aides publiques en particulier le Crédit Impôt Recherche, prise en compte de la sécurité des réseaux en France et en Europe face au dumping des équipementiers chinois, réindustrialisations.
La ministre s’est montré plutôt rassurante sur la pérennité du dispositif de CIR y compris pour les grands groupe, tout en étudiant des moyens de contrôle sur l’emploi.
Concernant la réindustrialisation, y compris dans la production, la ministre a rappelé qu’il est compliqué d’intervenir sur les entreprises privée mais que le gouvernement réfléchit à des mesures incitatives. Le gouvernement travaille sur des plans d’investissement sur fibre optique et la 4ème génération de téléphonie mobile. L’ État veut reprendre son rôle vis-à-vis du régulateur ARCEP.
Lorsque le vieillissement de la pyramide des âges a été évoqué, le contrat de génération a été évoqué comme une solution possible. L’ Intersyndicale a convenu de rester en contact avec le cabinet de la ministre pour avancer sur chacun des points évoqués.
Loin d’être un volet isolé de la vie de l’entreprise ou du service, la politique managériale en est plutôt une sorte d’alphabet, une grille de lecture qui donne à voir les cohérences et les incohérences qui tissent la trame quotidienne des salariés et singulièrement de l’encadrement au travail.
Se fixer comme l’objectif d’une libération du travail, d’une démocratisation des relations de travail et d’une organisation alternative du travail impose d’en passer par la définition d’un autre management. Celui-ci à rebours de ce qui se pratique aujourd’hui, parte des cultures de travail et d’un souci constant de sa valorisation. Cela passe par un retour aux valeurs « du travail bien fait », ce qui suppose des considérations en termes de formation, de masse d’emploi, de temps de travail.
C’est aussi sortir de la solution unique basée sur l’évaluation unilatérale fais d’objectifs individuels qui n’aborde jamais la question des moyens.
Le lien entre les pratiques managériales proprement dites, le pilotage de l’entreprise et les restructurations permanentes du travail et des relations de travail exclut qu’il soit possible de faire l’impasse sur une de ces dimensions d’un point de vue revendicatif.
Face aux réalités psychosociales vécues dans les entreprises, le patronat martèle, y compris face aux suicides, que ce ne sont pas les objectifs qu’il faut remettre en cause mais seulement la façon de les atteindre. Or c’est tout le contraire. Remettre en cause les modalités managériales conduit à remettre en cause les finalités pour lesquelles elles ont été déployées.
C’est bien pourquoi toute remise en cause des modes de management se heurte immédiatement à de terribles pesanteurs voire à des dénis qui conduit le patronat à lui opposé des mesures d’ordres individuelles (enquêtes, numéro vert, massages etc… ).
Diriger avec courage( Leads Courageously in english ) , voilà en effet une surprenante et intéressante notion introduite dans les entretiens d’évaluation. Renverrait-elle à une rhétorique guerrière chère au patronat qui évoque si facilement la guerre économique ? Ah qu’elle est belle l’image du cadre, sifflet à la bouche sortant de la tranchée tel le « sous off » de base entraînant ses poilus torse en avant vers la mitraille.
A moins que le vrai courage soit de dire « non » et d’en finir avec ces formes de management mis en œuvre dans l’entreprise ou malgré des initiatives multiples pour déstresser les salariés : cours de Qi Gong, dégustations de crêpes, barbecues ou tombolas, certains employés évoquent toujours « la boule au ventre ! » à l’annonce des objectifs de vente en début de trimestre.
C’est sans doute ce courage-là que le patronat veut voir assumer par l’encadrement. Des cadres qui savent faire suer le burnous.
Ce n’est résolument pas la conception que la CGT se fait du rôle et de la responsabilité de l’encadrement et il y a là un champ d’expression privilégié, singulièrement pour les Cadres, les Ingénieurs et les agents de maitrises, pour croiser leurs préoccupations d’efficacité professionnelle, managériale, de responsabilité sociale et environnementale.
Cela fait deux ans que la Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences (GPEC) à la mode Alcatel Lucent rythme la vie d’ALF. Il est plus que temps de faire un bilan.
Pour la CGT l’accord GPEC, signé par la CFDT et la CFE-CGC, s’apparente à un PSE avec plus de souplesse pour la direction.
La direction nous communique le volontariat d’après elle au 9 juin .
En fait, après discussion, il apparaît que la direction a choisi de n’enregistrer les volontariats que dans le cadre des 72 départs qu’elle estimait possibles au 20 mai en ne prenant pas du tout en compte la pérennité des sites notamment celui d’Ormes.
Après de longues discussions concernant l’établissement d’Ormes la direction accepte de différer 20 départs jusque septembre où il y aura une négociation de Gestion Prévisionnelle de l’Emploi et des Compétences (GPEC) sur les métiers des itinérants et sur QACC.
La direction va annoncer l’arrêt du PSE4 compte tenu que 525 demandes de départ sont atteintes. La direction annonce aussi que les départs non encore acceptés coté Network ne seront pas prioritaires.
La CGT à demandé :
Concernant les itinérants que le salaire brut de référence soit basé sur le réel (intégrant les déplacements imposables…)
Concernant la différence de traitement entre les personnes qui se sont portées volontaires dès la fin de la procédure et celles qui ont attendu le dernier moment (augmentation de salaire d’avril) la direction ne veut pas revenir dessus
Il est très clair maintenant que la péréquation n’était pas nécessaire et que la refuser aurait permis de moins mettre en danger les sites de province notamment Ormes