CGT Alcatel Lucent France
Accueil du site
Dernière mise à jour :
vendredi 3 septembre 2010
Statistiques éditoriales :
170 Articles
63 Brèves
35 Sites Web
41 Auteurs

Statistiques des visites :
0 aujourd'hui
45 hier
51534 depuis le début
     
Agenda
<<  Juin 2010  >>
LuMaMeJeVeSaDi
31123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
2829301234
Aucun évènement prévu ce mois-ci
Brèves
Retraites complémentaires : Parlons en !
vendredi 3 septembre

Les cadres et assimilés cotisent sur leur salaire brut, au régime Arrco (le régime complémentaire de tous les salariés du privé) jusqu’au plafond de la sécurité sociale (PSS= 34 620 €/an en 2010) et au régime Agirc sur la partie de leur salaire comprise entre une et huit fois ce plafond.

Les lois Balladur de 1993 et Fillon de 2003, complétées par les accords AGIRC et ARRCO de 1993, 1994, 1996 et 2003 ont réduit de manière drastique le taux de remplacement du salaire par cette retraite.

Pour les salariés nés en 1934 ce taux de remplacement s’est élevé à 83 % en moyenne : Cnav 49 % + Arrco 26 % + Agirc 8 % (source DREES).

La CGT des Cadres et Techniciens (UGICT-CGT) a calculé que, pour un cadre ayant commencé à travailler à 22 ans, avec un salaire de fin de carrière de 4000€ bruts / mois, aurait touché dès 60 ans une retraite de 3000€, avant ces réformes (soit 74%).

Aujourd’hui, après ces réformes, s’il part à 60 ans, il ne touche plus que 1400€ de retraite (35%) ; s’il retarde son départ de 4 ans, il atteint péniblement 1800€ (46%).

Si vous comptez compenser cette perte de 30% par la capitalisation, préparez-vous à mettre 3 mois de salaire de côté par an, pendant 30 ans… et placez votre argent sur des placements plus sûrs que les fonds de pension américains…

C’est pourquoi, pour assurer une retraite de qualité, la CGT propose, pour l’ensemble des salariés, du privé comme du public, un taux de remplacement du salaire, toutes primes comprises (intéressement, participation et primes versées dans le secteur public), par la pension de retraite d’au moins 75 %.

C’était possible en 1946 dans un pays dévasté par la guerre, pourquoi ne le serait-ce pas aujourd’hui ? Le financement des retraites, c’est clairement un problème de répartition des richesses entre le profit et les salaires…

En savoir plus sur les retraites et les propositions de financement de la CGT : lire le diaporama commenté de l’UGICT-CGT.

 
Mensonge : Ce serait une réforme qui prendrait en compte la pénibilité.
jeudi 2 septembre

Eh bien parlons en de la pénibilité au travail.

Pour eux, il n’y a pas de métiers pénibles mais des salariés qui s’usent plus que d’autres du fait de leurs conditions de travail. Le dispositif prévoit des départs anticipés pour les seuls salariés déclarés en incapacité de plus de 20 % lors d’une visite médicale. C’est comparable à la visite technique pour les véhicules automobiles. Si la visite est bonne, vous continuez à rouler ou vous restez au boulot ; si la visite n’est pas bonne, c’est la casse pour la voiture et c’est bientôt l’avis de décès pour celui qui travaille.

Alors de qui se moque-t-on ? Le gouvernement reprend, là encore, la position du Medef rejetée par tous les syndicats dans les négociations qui ont échouées après 3 ans de tergiversations.

Dans ceux qui prétendent nous donner des leçons de justice sociale, il n’y en n’a pas beaucoup qui savent ce que veut dire le travail de nuit, le travail à la chaîne ou aux intempéries., l’exposition aux produits toxiques.

Pour nous, les choses sont claires : tous les salariés n’ont pas la même espérance de vie. Ceux qui exercent des métiers pénibles ont une espérance de vie de 7 ans inférieure aux autres. Cela justifie pleinement un départ anticipé avant 60 ans dans ces cas là.

 
Mensonge : Ce serait une réforme améliorant la situation des femmes.
jeudi 2 septembre

Au motif d’une amélioration de la prise en compte des congés maternité.

Mais cette mesure porterait ses effets vers 2040 et n’aurait donc aucun effet sur la retraite des femmes ayant déjà un enfant.

En 2007, seulement 44 % des femmes ont une retraite complète contre 86 % des hommes. L’allongement de la durée de cotisation, décidé en 2003, aggrave ces écarts. Il pénalise toutes celles qui ont eu des carrières discontinues, des précarités ou des aléas de la vie. Aujourd’hui les femmes partent plus tard que les hommes pour éviter notamment la pénalité de la décote. Le fait de repousser à 67 ans l’âge de départ à la retraite sans décote est d’autant plus scandaleux pour elles !

Le montant moyen des pensions des femmes représente 67 %de celui des hommes. Dans ces conditions, prétendre « améliorer la retraite des femmes » par la seule prise en compte des indemnités du congé maternité est une imposture. Une loi de 2006 prévoit la suppression des écarts de rémunérations au plus tard le 31 décembre 2010. Les derniers chiffres attestent que cette mesure n’a pas connu le moindre début d’application.

 
Mensonge : Ce serait une loi nécessaire pour sauver le système par répartition.
jeudi 2 septembre

On l’a déjà entendu celle là ! Le gouvernement n’en est pas convaincu lui-même. Il prévoit dans son propre texte une autre réforme en 2018. Cela sous entend qu’à ce moment là, ce sera peut être pour instaurer la retraite à 65 ans et 70 ans pour le taux plein !

Certains députés se demandent d’ailleurs pourquoi attendre et ne pas franchir ce pas décisif dès maintenant !

Le gouvernement fait une réforme pour les jeunes mais il n’a entendu aucune organisation de jeunes. En fait, ce n’est pas tout à fait vrai, il a reçu une délégation des jeunes de l’UMP !

 
Mensonge : Ce serait une réforme dans l’intérêt des jeunes générations.
jeudi 2 septembre
Non seulement on leur ferme l’accès aux emplois des retraitables mais ils prendraient de surcroît de plein fouet toutes les mesures d’allongement de la durée de cotisation.
 
Sur le Web
Vie de meuf
27 ans après la première loi sur l’égalité professionnelle, les femmes touchent toujours des salaires inférieurs de 27% à ceux des hommes et constituent 80% des travailleurs précaires. Ce blog a été ouvert par Osez le féminisme pour mettre en lumière ces inégalités flagrantes entre les femmes et les hommes dans le monde du travail et exiger des mesures de la part des pouvoirs publics. Discriminations, sexisme, inégalités de salaires, entretiens d’embauche, montant des retraites, congé maternité ou prise de responsabilité : Allez-yi pour raconter votre "vie de meuf".
Nom de famille Retour à zéro Parce que je suis une femme Même les femmes s'y mettent "Personne"
COLLECTIF DES CINÉASTES POUR LES SANS-PAPIERS

LE COLLECTIF DES CINÉASTES POUR LES "SANS-PAPIERS" présente le film « On bosse ici ! On vit ici ! On reste ici ! »

Signez la pétition ici : http://travailleurssanspapiers.org/phpPetitions

49e Congrès CGT - Nantes 7-11 décembre 2009
Le site dédié au 49e congrès de la CGT. Nous l’avons voulu attractif, ouvert à toutes les générations… Il se veut également informatif mais aussi tourné vers l’avenir, pour que le congrès soit celui de tous les syndiqués, de tous les salariés dans leur diversité. Syndiqué, ou pas encore, abusez-en ! Mêlez-vous des débats de notre 49e Congrès !
Compte-rendu du Congrès Dossier Spécial 49e congrès L'édito d'Ensemble de janvier 2010 Jingle vidéo du 49e congrès Rapport financier
Site intranet du CCE d’Alcatel Lucent France
Compte-rendus des CCEs et de ses commissions
mardi 24 août 2010
Finies les vacances ? Etes-vous en forme ?
Etes-vous prêts pour le 7 septembre ?
Commençons par dire une banalité ! Durant quelques jours, voire plusieurs semaines, vous avez été payés pour ne pas travailler ! Pour les actionnaires, Mme Parisot, votre retour à l’entreprise marque donc la fin de la plus dure période de l’année pour leur portefeuille.

Bien sûr, vous avez sans doute déjà en tête le rendez-vous du 7 septembre. Il n’est jamais simple de débrayer et d’aller manifester alors que le retour de congés nécessite quelques jours pour se remettre au courant d’un certain nombre de choses et vérifier/organiser son planning. Mais au vu des enjeux, qui peut faire l’impasse sur cette première journée d’action de la rentrée ?

Le gouvernement a rendu public son projet. Cela ne signifie pas que l’intervention syndicale doive désormais se réduire à la vérification de son financement.

Soyons clair et précis

  • Oui ! Ce projet n’assure pas le financement durable de nos retraites. Il nous promet donc de nouvelles réformes en recul dès 2018.
  • Non ! Le problème ne se limite pas à obtenir le financement durable des reculs contenus dans ce projet dans l’espoir que ce seront les derniers… La soif de rentabilité financière du patronat aura-t-elle atteint sa limite en 2018 ?

On n’a déjà que trop reculé !

Beaucoup d’entre nous doivent, d’ores et déjà, dépasser 60 ans, attendre parfois 65 ans pour bénéficier d’une pension sans abattement à cause de l’allongement de la durée de cotisation. La loi proposée nous forcerait à aller au-delà de ces 65 ans, parfois jusqu’à 67 ans vu la poursuite de l’allongement de la durée de cotisation. Depuis les premières réformes (Régime général et complémentaires), le taux de remplacement des cadres et techniciens est promis à une chute libre supérieure à celui des autres catégories.

Selon le COR, un salarié non cadre du privé né en 1985, partant en 2050 verrait son taux de remplacement (régime général-AGIRC-ARRCO) baisser de 19,2% par rapport à celui de son collègue né en 1938 et parti en 2003. Pour un cadre, la baisse serait de 21,7% et son taux de remplacement descendrait alors en dessous de 50%.

On sait quelle réforme il faut !

L’avenir des retraites dépend d’abord de ce que les entreprises veulent faire de notre travail et des richesses que nous concourons à développer. De ce point de vue, la lutte pour les retraites participe avec les luttes sur l’emploi, les salaires à la construction du vaste mouvement social qui est nécessaire pour sortir de la crise. Le débat de ces derniers mois a permis de cerner l’enjeu des retraites : le patronat va-t-il accepter de voir le travail et les richesses futures concourir à augmenter de 6% la part du PIB consacrée aux retraites d’ici 2050 ? Non, bien sur, seule notre lutte peut l’y contraindre ! Le gouvernement choisira-t-il de soutenir et de protéger le patronat dans son refus actuel de répondre aux exigences des salariés alors que le chômage est une des causes principales du problème ?

Notre travail doit servir au progrès social

Nous sommes les principaux acteurs et inventeurs des « gains de productivité » et des évolutions technologiques. Nous mesurons mieux que quiconque combien il est encore possible de poursuivre les progrès du travail. Cela implique de faire reculer l’exigence de la rentabilité financière. Plus l’efficacité du travail progresse, plus réduire le temps de travail sur l’ensemble de la vie est nécessaire au plein emploi ! C’est cela qui fait sens à notre propre travail !

La CGT a clairement et définitivement choisi. L’augmentation de la productivité du travail doit servir à l’ensemble des salariés, au progrès social et au développement humain durable et non à rétribuer la spéculation. L’avenir passe par le développement d’un syndicalisme qui sache sortir le personnel des positionnements catégoriels tout en prenant en compte leurs revendications sociales et professionnelles.

Participez avec nous aux manifestations du 7 septembre. Pour l’île de France, à 14h de République à Nation.

Rejoignez la CGT .

Ce tract au format original

 
Articles les plus récents
jeudi 2 septembre 2010
par Webmaster
Une industrie forte pour garantir l’avenir des retraites :
tous mobilisés le 7 septembre
Le développement de l’emploi et de l’industrie est indispensable puisque le secteur industriel représente 1/3 de la création des richesses en France, 60 % des investissements, 90 % de la recherche, 80% des exportations et de 3,6 millions de salariés.
La baisse de l’emploi en général et de l’emploi industriel en particulier (un emploi industriel = trois à quatre emplois induits) a des conséquences graves pour les salariés bien sûr mais aussi pour leur protection sociale et donc leurs retraites.
À la fin de l’année 2009, la France comptait 337 000 emplois de moins qu’en début de l’année, dont (…)

lire la suite de l'article
lundi 23 août 2010
par Webmaster
Loi NOME : Un véritable holdup !
Infos CGT Mines et Énergie

Ce qui se passe autour d’EDF et du projet de loi NOME est proprement hallucinant !

EDF, sur injonction de la Commission européenne et avec l’aval du gouvernement, devrait céder 25% de sa production d’énergie nucléaire à ses concurrents qui n’ont jamais investi dans les infrastructures ! Tout cela pour qu’il y ait enfin de la concurrence…

En somme, ce qui a été construit par le paiement de l’électricité par les usagers va servir à ce que l’électricité chez l’abonné soit plus chère et à ce que les actionnaires des concurrents d’EDF puissent s’en mettre plein les poches !!!



lire la suite de l'article
jeudi 19 août 2010
La gazette n°9 de Mai 2010
A quand la stabilité pour une meilleure efficacité ?
Le projet « Identité des site », le trouble après une période trouble !
dans la gazette N°9 de Mai 2010 retrouvez :
20 suppressions d’emplois pour Lannion…
Quel avenir pour la vieille retraite par répartition ?
Le Projet « Identité des sites »
L’activité au coeur de l’avenir du site de Lannion
Les risques psychosociaux à ALF
Lire l’ensemble de la gazette ci-dessous

lire la suite de l'article
mercredi 4 août 2010
par Webmaster
Face à la xénophobie et à la politique du pilori
Syndicats, partis, associations appellent à manifester le 4 septembre
Une avalanche de discours et d’annonces provocatrices s’est abattue depuis plusieurs jours sur notre pays. Jusqu’au plus haut niveau de l’Etat, on entend des propos qui étaient jusqu’à présent l’apanage de l’extrême droite. Le président de la République, lui-même, montre du doigt des communautés et des groupes sociaux entiers, stigmatise les Roms, les Gens du voyage, les étrangers, les Français qui ne sont pas « de souche », les parents d’enfants délinquants, etc. Ce faisant, il ne lutte en rien contre la délinquance, qui est répréhensible pour tout individu sans distinction de nationalité ou d’origine : il met délibérément en cause les principes qui fondent l’égalité républicaine, alors que déjà une crise sociale et économique d’une extrême gravité menace la cohésion de la société tout entière.

lire la suite de l'article
mardi 20 juillet 2010
par Webmaster
RETRAITES : ON PEUT GAGNER !
Les mensonges de Monsieur Woerth
Le gouvernement pensait qu’en dévoilant son projet de loi sur les retraites à quelques jours des congés d’été, l’affaire serait entendue. La mobilisation du 24 juin montre qu’il y a loin de la coupe aux lèvres. C’est bien parce que l’enjeu est d’importance, qu’il engage l’avenir de millions de salariés sur plusieurs décennies, que la CGT, qui a qualifié ce projet de « recul social sans précédent », a décidé de poursuivre sa campagne d’information et de mobilisation du plus grand nombre.
Le document que nous vous remettons aujourd’hui vous livre notre analyse des conséquences brutales d’une loi surtout (…)

lire la suite de l'article