lundi 12 septembre 2016

Manifestons ce jeudi 15 septembre 2016

Rendez-vous M° BASTILLE au ballon CGT 91


La loi « Travail » a été approuvée à la force du 49.3, mais elle n’est pas encore promulguée. En 2005, c’est arrivé à ce stade que les mobilisations avaient fait reculer le gouvernement. Onze ans après, à nous de défendre nos droits et d’enfin inverser la régression de notre modèle social. La loi a été un peu adoucie grâce à la mobilisation de centaines de milliers de salariés, mais elle reste une régression majeure.

Des accords défavorables sur le temps de travail

La loi permet à une entreprise de « négocier » (ou d’imposer, par le chantage à l’emploi) un accord de temps de travail moins favorable aux salariés que leur convention collective. Or ce sont ces conventions qui définissent le nombre minimum de jours de RTT, et même les jours fériés. Seul le 1 er Mai est imposé par la loi. Parmi les autres reculspossibles par accord, la rémunération et la récupération des astreintes, ou encore, le délai de préavis en cas d’annulation de congés.

Possibilités étendues de baisses de salaire

Les accords de réduction salariale, déjà possibles pour le « maintien de l’emploi » sont étendus au cas de « développement de l’emploi », c’est-à-dire dans des entreprises en croissance. Qui plus est, le salarié qui refuserait de voir son salaire amputé serait licencié pour « cause personnelle », ce qui rendrait presque impossible un recours aux prud’hommes. Par contre, les négociations sur l’augmentation des salaires peuvent ne plus avoir lieu que tous les trois ans.

Licenciements simplifiés

Malgré les reculs sur la justification des plans de licenciement, une baisse de chiffre d’affaires mondial sur 4 trimestres suffirait à une multinationale pour justifier un plan de licenciements en France. C’est moins risqué que de chercher de nouveaux clients.

Dans le cas d’une cession de filiale dans une entreprise de plus de 1000 salariés, la direction de l’entreprise vendeuse aurait le droit de licencier une partie des salariés avant la cession, ce qui était interdit aujourd’hui.

Il y a hélas d’autres régressions, une page c’est trop bref.  :L’analyse de l’UGICT-CGT

Les travaux pratiques de la loi Travail avant l’heure

- Ce qui se passe chez SFR-Numéricable,le deuxième opérateur avec ses quelque 15 000 salariés, illustre les effets dévastateurs des lois précédentes, et la nécessité de continuer le combat pour l’abrogation de la loi El Khomri.

En octobre 2014, Numéricable s’était engagé à garantir tous les emplois de SFR pendant au moins trois ans.

Le gouvernement se disait alors garant de cette promesse. Comme dans la plupart des fusions, Numéricable, ne visait qu’une chose : faire un profit financier le plus rapide possible. Depuis cette date, la direction de ce groupe a violé sans se gêner tous les engagements pris, sans réaction du gouvernement. Et puis, fin juillet, son patron, P. Drahi et son bras droit M. Combes, ont annoncé qu’ils allaient supprimer le tiers des effectifs d’ici 2017, soit 5 000 salariés. Il s’agit là du plus important plan de suppression d’emplois depuis le scandale de Mory-Ducros, avalisé par A. Montebourg.

Grâce à la loi El Khomri et aux lois passées (Loi de Sécurisation de l’Emploi et Rebsamen), Numericable se trouve libéré de toutes obligations et justifications légales, en particulier en matière de reclassement des salariés licenciés, rendant plus difficile toute contestation aux Prud’hommes.
- Bouygues Telecom veut supprimer les RTT de ses salariés au nom de la réorganisation du temps de travail. L’entreprise troquerait leurs RTT contre une « augmentation » de salaire symbolique de 2%.

Basée sur le volontariat, la loi Travail permettra de l’appliquer à tous les salariés qu’ils le veuillent ou non.

Cela mènerait sur un plus long terme à une augmentation généralisée du temps de travail pour toutes et tous, les gels de salaire faisant fondre comme peaude chagrin la pseudo-augmentation. Après la suppression de 1400 postes en 2014, Bouygues souhaite continuer à massacrer l’emploi, sur fond d’intensification et d’automatisation du travail, et de hausse du temps de travail pour les salariés.

Après LSE et Rebsamen, la loi El Khomri, renforcerait le pouvoir dictatorial des employeurs.

Mais manifester n’est pas inutile !

Février et mars, la pétition « loi Travail non merci » réunit 1 350 000 signatures

9 mars, 500 000 manifestants dans toutes les villes de France

21 mars, premier recul du Gouvernement : finis, le plafonnement des indemnités de licenciement, le fractionnement des 11h de repos quotidiens et le forfait-jour imposé unilatéralement par les directions.

31 mars, 1,3 millions de manifestants

Fin mars, début des « nuits debout »

11 avril, deuxième recul : le gouvernement annonce un « plan Jeunes » qui augmente le montant des bourses d’études et lance une concertation sur les salaires des apprentis.

Avril et mai, les grèves se multiplient La menace d’interdiction de la manifestation du 1 er mai fait scandale

11 mai, troisième recul : la définition du harcèlement sexuel et du sexisme sont renforcées, une multinationale doitde nouveau justifier de difficultés au niveau international pour engager des licenciements économiques

Mai et juin les manifs continuent, la répression et la pression des médias aussi,

14 juin, 1 million de manifestants à Paris, 300 000 ailleurs en France

5 juillet, après une tentative d’interdire une autre manifestation, quatrième recul : la loi prévoit 6 domaines où les accords d’entreprise restent favorables aux salariés, dont les salaires, la prévoyance et l’égalité H/F, mais pas le temps de travail.

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