Le dernier CCE d’Alcatel-Lucent France a vu l’annonce de 513 suppressions de postes sur la France. A Lannion, la suppression de 50 à 60 postes va accentuer la pente continuelle de diminu-tion des effectifs que nous connaissons depuis plus de 10 ans. La CGT a refusé de signer l’accord de Gestion Prévisionnelle de l’Emploi et des Compétence car il contient un article qui permet à la direction de licencier sans limite et sans procédure contraignante de plan social. Cet article se révélant prépondérant dans cet accord, comme le pressentait la CGT, au détriment d’une réelle stratégie de l’emploi.
Cet accord comprend un planning d’informations / consultation qui aurait du faciliter l’anticipation sur les changements d’activités imposés par le marché et ainsi permettre aux salariés de se reconvertir et faire face aux problématiques d’emplois conséquentes. Il comprend aussi des engagements d’embauches à hauteur de 100 par an pour ALF dont 50 pour Lannion/Orvault/Rennes.
Comme nous le pressentions, l’accord de GPEC signé par 2 autres organisations syndicales est l’objet un véritable détournement de fonds de la Direction :
— Le planning prévu n’est pas tenu et nous avons du attendre le 14 décembre pour obtenir des informations que nous aurions du recevoir dès Septembre.
— Des pressions sont exercées sur les salariés pour les contraindre sous l’apparence du volon-tariat à quitter le groupe. Nous avons dénoncé ces pratiques sur le site d’Ormes et nous pensons qu’elles pourraient s’étendre à d’autres sites.
— Seulement 7 embauches sur les 50 promises et cela après une forte influence de la CGT pour en réaliser 5 à Lannion.
— La direction annonce des arrêts d’activités sans solution de reconversion pour les salariés concernés ce qui est l’antithèse de la GPEC.
— La direction établit ses budgets prévisionnels en ne tenant compte que très partiellement des situations commerciales, technologiques et encore moins sociales : ceci aura pour consé-quences la casse importante d’emplois et l’affaiblissement des sites de province comme ce-lui de Lannion. (le site a perdu plus de la moitié de ses effectifs en 10 ans).
— La délocalisation d’activités se poursuit et la direction utilise cet accord pour faire accepter aux salariés l’inacceptable.
Après avoir été largement amputé des services clients par le concept « plus près du client » qui n’était autre que leur délocalisation dans les pays à bas coût, le site de Lannion se voit une nouvelle fois fragilisé par 2 décisions importantes de la direction :
— L’abandon de l’ATCA : (30 suppressions de postes sur 75 que contient le service). Ce ser-vice Hardware (ex DMM), dont les compétences ne restent plus à démontrer, était un des pi-liers de la R&D sur les cartes de haute technologie en France. Cet arrêt sonne le glas d’une marque d’identité de Lannion avec des cartes dénommées Malban, Rouzic, Molène, Bono, Malban10 et la future MalbanX devant remplacer les 2 précédentes cartes switch. C’est une page d’histoire du site qui se referme.
— L’arrêt du projet Application Enablement (19 suppressions de postes) : Alcatel-Lucent se dé-sengage après des investissements importants dans le domaine des applications.
La CGT dénonce le détournement de cet accord de GPEC aux seules fins de licenciements et de délocalisations des activités qui vont affaiblir une fois de plus le site en compétences comme en effectifs.
Le premier ministre se paye d’affirmations fortes pour mieux faire accepter la pilule de l’austérité. "LE BUDGET LE PLUS RIGOUREUX DEPUIS 1945", c’est fort de café de prendre la référence économique de la sortie de la guerre.
"LA FRANCE EST EN FAILLITE", c’est curieux que la sacrosainte loi de la notation ne soit pas déjà intervenue pour nous dégrader.
Ces arguments sont en réalité utilisés pour faire peur et gagner le recroquevillement sur soi.
La politique menée depuis 11 ans, nous a fait passer la dette de 57,5% à 86,2% du PIB. Ces chiffres démontrent que les politiques antisociales ne font qu’aggraver la situation et sont donc inefficaces pour une sortie de la crise.
Par ailleurs, la devise "TOUCHE PAS A MES RICHES" est une réalité économique :
Le plan présenté hier serait marqué par le sceau de l’égalité. Le vécu montre tout le contraire. Le poids de la TVA dans la consommation des ménages représente 8% pour les plus riches et 16,6% pour les plus pauvres. Après avoir imposé le recul de l’âge de la retraite en 2010, le pouvoir se permet d’accélérer le processus d’application.
D’un coté les riches seront plus riche et de l’autre la pauvreté et le chômage vont s’étendent. Comme l’a indiqué Bernard THIBAULT, le syndicalisme doit prendre ses responsabilités :
Écoles, hôpitaux, hébergement d’urgence, retraites, chômage, culture, environnement… nous vivons tous au quotidien l’austérité budgétaire et le pire est à venir. « Nous vivons au-dessus de nos moyens », telle est la rengaine que l’on nous ressasse dans les grands médias. « On n’a pas le choix, il faut rassurer les marchés financiers ».
Nous refusons ces discours culpabilisateurs. Nous ne voulons pas assister en spectateurs à la remise en cause de tout ce qui rendait encore vivables nos sociétés, en France et en Europe.
Ce 20 octobre, le Conseil des ministres européens de l’agriculture vient de refuser de voter l’évolution du Programme européen d’aide aux plus démunis (PEAD).
Le Conseil des ministres européens de l’agriculture vient de refuser de voter l’évolution du Programme européen d’aide aux plus démunis (PEAD). Pourtant, cette prolongation, seul moyen de répondre aux besoins des 18 millions d’Européens les plus démunis, était demandée par la Commission européenne, votée par 85% des eurodéputés et soutenue par 21 Etats, sur les 27 que composent l’Union européenne.
Cette décision est incompréhensible pour l’opinion publique, habituée à un fonctionnement démocratique de la vie politique depuis des décennies.
Ce nouveau report traduit le désaveu d’un des principes fondateurs de l’Europe, visant à assurer la sécurité et l’autosuffisance alimentaire de tous, et en particulier des plus démunis.
Les conséquences d’un arrêt aussi brutal d’un dispositif parfaitement géré depuis presque un quart de siècle et représentant seulement 1€ par Européen, ne pourront en aucun cas être compensées pour 2012.
L’Europe ne peut pas laisser de côté les 18 millions d’Européens concernés par l’aide alimentaire et, au-delà, les 80 millions de citoyens européens les plus fragiles : une catastrophe humanitaire est désormais à craindre sur notre continent.
Les principes de démocratie, d’humanisme, de respect des engagements et de fidélité au traité de Rome dépendent aujourd’hui de la responsabilité des Chefs d’Etat en charge de la construction de l’Europe.
Les associations humanitaires françaises vous appellent solennellement à ne pas abandonner les plus pauvres dans cette période de crise et, au-delà, à mobiliser toute votre énergie pour prolonger un soutien efficace de l’Union européenne à sa population la plus démunie.
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le forfait-jour et sur la mesure du temps de travail sans jamais oser le demander !!!
Un site créé et animé par l’UGICT CGT
Vous êtes au forfait jour,
Vous vous demandez comment ne pas perdre votre vie à la gagner,
Ce site est fait pour vous !!!
Ne restez pas seuls
Nous sommes tous confrontés à la souffrance au travail : la notre, celle des autres, famille, voisins, amis, collègues. Souffrance au travail, harcèlement, stress, sont devenus des termes commodes pour exprimer de façon lapidaire, les difficultés que nous rencontrons dans le monde du travail et leurs conséquences sur notre santé psychique et physique.
Ce site est fait pour vous aider à y voir plus clair. Pour rappeler que si le travail peut faire souffrir, c’est d’abord parce qu’il est porteur de nombreuses promesses : montrer ses savoir-faire, gagner sa vie, apprendre à vivre ensemble, à coopérer. Travailler, c’est se travailler et travailler ensemble.
Pour agir, il faut des outils, comme au travail. Ce site est fait pour vous les transmettre :
Savoir décrire votre travail, votre souffrance, savoir repérer les techniques de management pathogènes, savoir qui fait quoi dans l’entreprise , hors de l’entreprise, connaître vos droits.
Souffrance et Travail vous propose d’un côté le magazine avec des articles publiés régulièrement sur les sujets qui vous tiennent à coeur, et de l’autre un recueil d’infos utiles et surtout les guides pratiques pour chaque acteur concerné.
Vous y trouverez également un forum où nous espérons que vous participerez à notre communauté, où vous pourrez discuter avec des gens dans les mêmes situations que vous et vous exprimer librement. Il est important de savoir que vous n’êtes pas seuls, et le partage est le premier pas vers la solidarité.
Vous pensez que ce qui se passe à votre travail, « c’est comme ça, on n’y peut rien » ? Non ! C’est notre affaire à tous et nous y pouvons quelque chose. Au lieu de nous replier sur du chacun pour soi, défendons l’autre par principe. Car ce qui lui arrive ne doit pas nous arriver. Défendons-le même si nous ne l’aimons pas, soyons attentifs à son état, à son comportement, à son repli. Ne le laissons pas se débattre seul. La mise au ban d’un être humain est meurtrière.
Dans ces temps de solitude, surtout dans les grandes villes, si vous êtes en difficulté au travail, cherchez un appui pour ne pas tomber. Dans l’entreprise, parlez-en au médecin du travail, aux délégués du personnel, aux délégués syndicaux, aux membres du CHSCT, aux ressources humaines, à votre manager. En dehors, aux amis, à la famille, à votre généraliste. Allez consulter, n’essayez pas de tenir à tout prix. Il existe cinquante services de pathologies professionnelles, plus de trente consultations spécialisées. Allez voir un défenseur syndical ou un avocat pour évaluer votre situation.
Nous n’avons pas les ressources de répondre à vos questions au cas par cas, mais nous espérons que ce site recèle de suffisamment d’informations pour vous guider vers le soutien et les réponses dont vous avez besoin.
L’année 2011 à ALF s’est terminée avec l’annonce de 513 suppressions de postes à ALF. L’année 2012 s’ouvre sur une politique de non-augmentation de la masse salariale.
Le point commun entre ces deux mesures : la décision de la direction de réduire les coûts. Nous n’avons pas à accepter que cette politique se fasse sur notre dos.
Quel est la situation réelle de l’entreprise ? Nous n’avons pour en juger que les données de la direction, et nous n’avons aucune raison de lui faire confiance. Et même si c’était le cas, qui est responsable de cette situation ? Pas nous. Nous ne sommes pas responsables des choix de la direction d’ALU, de ses externalisations, de ses délocalisations, de sa politique « au plus près du client » dont la seule efficacité avérée a été de supprimer des emplois sur les sites français. Si ALU veut créer des emplois dans les pays « low cost », tant mieux. Ce serait pour une fois un comportement socialement défendable, si le but n’était pas de profiter d’une main d’œuvre plus facilement exploitable en raison de lois sociales quasi inexistantes. Nous ne sommes pas responsables si ALF met fin brutalement à des projets, présentés au départ comme l’avenir de la société, jetant littéralement à la poubelle le résultat d’années de notre travail : le projet ATCA, « Application Enablement » et d’autres encore, simplement pour cause de réduction de budgets.
Nous, salariés, faisons ce que nous pouvons, avec les effectifs que nous sommes, après des années de suppressions de postes, avec la motivation qui est la nôtre, après des années de stagnation des salaires. Nous n’avons pas à accepter de payer les conséquences des choix de la direction.
Dans leur prétendue interview suivant le CCE du 22 novembre, « Qu’est-ce qui nous attend en 2012 ? », P. Homsy et S. Lebreton, PDG et DRH d’ALF, faisaient l’apologie de la GPEC, qui « permet d’anticiper notre avenir ». En matière d’anticipation, annoncer, fin 2011, 513 suppressions de postes pour 2012, on a vu mieux. En fait l’essentiel du discours de la direction visait à nous préparer à payer le prix pour rassurer les actionnaires, puisque « le marché nous a sanctionné sévèrement » (dixit P. Homsy) à l’annonce des résultats du 3ème trimestre 2011.
Malgré les déclarations sur « la création de passerelles métiers en mettant en place les plans de formation nécessaires », la direction n’a jamais mis en place de budget formation spécifique pour les reclassements. Et au vu des résultats de la GPEC 2011, il est clair que la solution privilégiée par la direction c’est la mobilité externe, en clair : la porte. Car l’objectif de la direction c’est d’ « accélérer notre transformation et réduire rapidement notre structure de coûts », c’est-à-dire que les mesures de la GPEC ne visent pas à faire franchir à l’entreprise un cap prétendument difficile, mais bien à la façonner selon les rêves de la direction : moins d’effectifs, moins de masse salariale, plus de productivité. En conséquence le débat « GPEC ou PSE » n’a pas lieu d’être. La direction appliquera la méthode qui lui semblera la plus efficace pour pousser un maximum de salariés dehors.
Les premières solutions avancées par la direction pour régler ses « problématiques d’emploi » consistent à réinternaliser des postes en sous-traitance, c’est-à-dire renvoyer des collègues prestataires pour confier leur poste à des salariés ALF privés du leur. En fin de compte ce sont toujours des suppressions de postes, avec éventuellement un licenciement à la clé pour les prestataires concernés. Pourtant ce n’est pas le travail qui manque, ce sont les budgets.
Bien sûr certains d’entre nous seront bien contents de pouvoir quitter ALF avec la GPEC, en particulier avec les mesures d’âge. Mais les mesures d’un PSE n’auraient sans doute pas été différentes. Cela fait des années que la direction se vante de réaliser ses PSE « au volontariat ». Rien d’étonnant vu les perspectives présentées par la société, la dégradation de la rémunération et des conditions de travail, l’argent mis sur la table pour les départs, le tout agrémenté de pressions individuelles pour susciter des « volontaires ». A cet égard la seule différence dans le cas de la GPEC tient dans les procédures légales à suivre. La GPEC n’est ni meilleure ni pire qu’un PSE, tant que la volonté de la direction est de baisser les effectifs.
Nous devons faire en sorte qu’il n’y ait pas de mobilité externe hors volontariat véritable, que la direction, comme c’est son obligation légale, fournisse du travail à chaque salarié, quitte à partager le travail entre tous, que les RH soient en charge de trouver des reclassements en interne corrects, et non des propositions de postes inacceptables pour pousser les salariés vers la sortie à l’usure, que de vraies formations soient proposées aux salariés qui devraient changer de métier ou de secteur d’activité, avec un budget adéquat, alors que dans l’accord GPEC rien de spécifique n’est prévu pour ce cas, quand dans le même temps les mesures de mobilité externe sont chiffrées au centime près. Si vous êtes l’objet d’un ciblage individuel pour une suppression de poste, contactez-nous. Si vous n’êtes pas volontaire pour partir, la direction ne peut pas vous y contraindre.
Certains d’entre nous, sensibles au discours de la direction sur la situation d’ALU, inquiets pour leur emploi, peuvent penser que l’heure n’est pas aux revendications salariales. Pourtant les deux questions résultent du choix de la direction d’utiliser la masse salariale comme variable d’ajustement. Nous n’avons pas à accepter d’être mis à la porte. Nous n’avons pas plus à accepter que notre rémunération continue de prendre du retard, que notre pouvoir d’achat continue de se réduire. Si la direction prétend avoir des difficultés avec les comptes de l’entreprise, il n’y a pas de raison que ça se répercute sur nos comptes en banque.